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La cour d'appel de Versailles a reconnu, jeudi, le lien de causalité entre le handicap d'un enfant et la prise de Distilbène par sa grand-mère. Le laboratoire UCB Pharma a été condamné à lui verser 1.7 million d'euros de dommages et intérêts.
Une étude portant sur les effets du Distilbène montre que les petits-enfants des femmes traitées avec cette hormone de synthèse sont 40 à 50 fois plus exposés au risque de l'hypospadias, une malformation congénitale de l'urètre. Question : pourrait-il en être de même du Bisphénol A ?
La cour de cassation va dire cet après-midi si les femmes contaminées in utero au Distilbène peuvent attaquer sans preuve formelle les laboratoires ayant fabriqué ce produit.
Le laboratoire UCB Pharma a été condamné à indemniser la famille d'un enfant né grand prématuré, en jugeant que son handicap était lié à une exposition in utero au Distilbène.
Les femmes contaminées in utero au Distilbène n'auront plus à prouver la marque du médicament que prenait leur mère pendant la grossesse.