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L'ex-Première ministre ukrainienne, emprisonnée depuis août 2011, a été transférée mercredi matin dans un établissement hospitalier pour être soignée de plusieurs hernies discales. Une décision qui devrait abaisser la tension entre Kiev et l'Union européenne.
Un mois avant le début de l'Euro 2012 de football, co-organisé par l'Ukraine, l'Union européenne s'inquiète du sort de l'ex-Premier ministre. Incarcérée depuis août 2011 et en grève de la faim depuis le 20 avril, l'opposante affirme avoir subi des violences en prison.
Une vidéo montrant une couronne mortuaire qui tombe sur Viktor Ianoukovitch fait un carton sur internet et l'affaire est devenue mardi embarrassante pour la présidence qui a tenté de cacher l'incident.
La commission électorale a confirmé ce lundi en fin de matinée la victoire de l'ex-président Viktor Ianoukovitch à la présidentielle face à la Premier ministre en exercice, Ioulia Timochenko.
Alors que l'opposant pro-russe Viktor Ianoukovitch a proclamé sa victoire dimanche soir à la présidentielle, le bras droit de Ioulia Timochenko, l'actuelle Premier ministre, a fait état de "fraudes massives" dans le scrutin.
Les Ukrainiens votent ce dimanche pour le second tour d'un scrutin qui doit désigner le premier président de l'après-Révolution orange. Qu'ils choisissent Viktor Ianoukovitch ou Ioulia Timochenko, le vote risque d'être contesté.
L'opposant pro-russe Viktor Ianoukovitch est crédité de près de 35% des voix au premier tour dimanche de la présidentielle. Il affrontera le Premier ministre Ioulia Timochenko au deuxième tour le 7 février.
La guerre larvée entre les ex-alliés Viktor Iouchtchenko, devenu président, et Ioulia Timochenko, devenue Premier ministre, va déboucher sur de nouvelles législatives.
La formation de Ioulia Timochenko et celle du président Viktor Iouchtchenko obtiendraient un total cumulé de 45%, selon trois sondages.
Viktor Ianoukovitch, vainqueur contesté de la présidentielle, a mis en garde dimanche contre le risque d'un "effondrement" de l'Etat. Son opposant, Viktor Iouchtchenko, a dénocé les "gouverneurs séparatistes" d'est et du sud.