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Pour le Premier ministre britannique, les émeutes tiennent plus du "vol" que de la politique. Choquée par des images de vols et violences, l'opinion publique soutient le gouvernement dans sa volonté de sanctionner durement les émeutiers.
Près de Londres, après 5 nuits d'émeutes, 300 personnes, majoritairement des commerçants Turcs, ont rejoint la police pour patrouiller dans les rues.
Trois policiers de la BAC de Toulon ont été blessés à coups de barres de fer, au cours d'une interpellation mercredi soir. L'un d'eux a eu des dents fracturées.
Les mineurs "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public" pourront être fichés dès l'âge de 13 ans dans Edvige, un fichier policier créé par un décret paru mardi au JO. .
Le tribunal a prononcé deux peines d'emprisonnement et trois relaxes à l'encontre de jeunes poursuivis pour avoir participé aux violences urbaines de novembre 2005.
Après une marche dans Paris, le collectif fondé suite aux violences urbaines va remettre aux députés 20.000 "doléances" recueillies dans 120 villes.
Elus et associations interpellent le gouvernement : un an après les événements, affirment-ils, rien n'a changé.
Les deux jeunes de 13 et 18 ans devront répondre de "destruction de biens par incendie en bande organisée".
Ils estiment "démagogique" de vouloir juger en assises les agresseurs de policiers, et craignent un engorgement des tribunaux.
Le ministre de la Justice a proposé jeudi de déposer un amendement pour faire passer "de délit à crime" les agressions contre les forces de l'ordre.
Le couvre-feu imposé dans le quartier de La Madeleine à Evreux est levé à compter de mercredi, a annoncé mardi la préfecture de l'Eure. Il était le plus strict instauré en France pour faire face aux violences urbaines.
Le nombre de voitures incendiées a décru dans la nuit de samedi à dimanche, mais les affrontements persistent et ont pour la première fois atteint le coeur d'une grande ville, à Lyon. A Paris, Nicolas Sarkozy a reçu un rude accueil lors d'une brève visite sur les Champs-Elysées.
Les auteurs des violences urbaines sont des "racailles, des voyous". Invité sur France 2, le ministre de l'Intérieur a longuement réitéré jeudi soir ses propos, accusés d'être à l'origine des émeutes.
Jean-Jacques Le Chenadec, 61 ans, était plongé dans le coma depuis vendredi soir. Il avait reçu un coup de poing en bas de son immeuble à Stains lors d'un différend qui pourrait être lié aux émeutes actuelles.
L'écho des violences urbaines en France s'accroît sur la scène internationale. Les journaux africains jugent sévèrement "plusieurs décennies de politique d'exclusion". Outre-Manche, une tribune de l'Observer y voit un avertissement pour toute l'Europe.
Constatant une mutliplication des violences aux personnes depuis le début de l'année, le ministre de l'Intérieur a affirmé que "les Français en avaient assez des " petites terreurs " qui leur rendent la vie insupportable. Il demande aux préfets d'agir.