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Près de 10 mois après la révolution qui a mis fin aux 30 années du règne sans partage de Moubarak, les Egyptiens se rendaient lundi dans les bureaux de vote, pour la première grande étape de la transition démocratique.
A la veille des élections législatives égyptiennes, le bras de fer continue. Les manifestants se sont de nouveau massés place Tahrir au centre du Caire, dimanche, afin de presser les militaires de quitter rapidement le pouvoir.
A la veille de l'ouverture de législatives cruciales pour l'avenir de l'Egypte, les appels se sont multipliés pour renforcer les manifestations réclamant le départ des militaires au pouvoir.
Mohamed ElBaradei, ancien chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et prix Nobel de la Paix à ce titre, s'est dit samedi prêt à renoncer à ses ambitions présidentielles pour diriger un gouvernement d'union nationale.
Les heurts ont fait un mort samedi matin sur la grande place du Caire, lorsque la police anti-émeute a attaqué des manifestants qui avaient campé toute la nuit devant le siège du gouvernement.
Kamal al-Ganzouri, nommé Premier ministre par l'armée au pouvoir en Egypte, a affirmé espérer former son gouvernement de salut national "avant la fin de la semaine prochaine", appelant à attribuer des portefeuilles à des jeunes.
L'appel des manifestants de la place Tahrir à un "vendredi de la dernière chance" est massivement suivi, malgré la nomination d'un nouveau Premier ministre.
Alors que les manifestants de la place Tahrir ont appelé à un "vendredi de la dernière chance", l'armée cherche une nouvelle équipe dirigeante. Parallèlement, RSF déconseille aux médias d'envoyer en Egypte des femmes journalistes après l'agression jeudi d'une journaliste de France 3.
Kamal el-Ganzouri, ancien Premier ministre sous le régime de Moubarak, a été chargé par l'armée au pouvoir de former un gouvernement en Egypte, après plusieurs jours de manifestations et d'affrontements.
La place Tahrir connaît un fragile retour au calme après des journées de heurts qui ont fait des dizaines de morts. Paradoxalement, les Frères musulmans évitent d'ajouter à la tension, à quelques jours des législatives. Voici pourquoi.
Après quatre jours de manifestations violemment réprimées, le maréchal Tantaoui, qui dirige de fait le pays, a confirmé que les législatives débuteraient bien lundi prochain et a promis d'accélérer le processus de la présidentielle pour qu'elle ait lieu d'ici juillet 2012. Réaction place Tahrir : "Dégage".
Après quatre jours de manifestations violemment réprimées, le maréchal Tantaoui, qui dirige de fait le pays, a confirmé que les législatives débuteraient bien lundi prochain et a promis d'accélérer le processus de la présidentielle pour qu'elle ait lieu d'ici juillet 2012. Réaction place Tahrir : "Dégage".
INTERVIEW - Les manifestations contre le pouvoir de l'armée continuent, avec son lot de répression. Se dirige-t-on vers une nouvelle révolution ? Quid des législatives qui doivent débuter la semaine prochaine ? Les réponses de TF1 News avec Pierre Vermeren, historien du monde arabe et maître de conférences à Paris I.
Le Conseil suprême des forces armées au pouvoir a appelé lundi soir les forces politiques à une réunion d'urgence, au 3e jour d'affrontements meurtriers dans le pays. Le gouvernement a démissionné, mais l'armée n'a pas précisé si cette décision avait été acceptée. Le maréchal Tantaoui devait s'adresser à la nation "sous peu", selon la télévision d'Etat.
Le Conseil suprême des forces armées, au pouvoir en Egypte depuis la chute du président Hosni Moubarak en février, a appelé lundi soir dans un communiqué les forces politiques à une réunion d'urgence, au troisième jour d'affrontements meurtriers dans le pays.
Pour le troisième jour consécutif, les manifestants réclamant le départ de l'armée du pouvoir se sont encore violemment heurtés ce lundi aux forces de l'ordre. Ils appellent à une "marche d'un million" de personnes pour mardi. Le tout à moins d'une semaine du début des législatives.
Alors que le mouvement social, débuté en milieu de semaine dernière en pleine contestation politique contre Hosni Moubarak, se poursuit, le Conseil supérieur des forces armées, désormais au pouvoir, demande aux manifestants de reprendre le travail.
Représentés notamment par Whael Ghonim, le visage de la révolution, les cyber-militants ont rencontré les militaires lundi matin. Ceux-ci leur ont promis un référendum constitutionnel d'ici deux mois.