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La zone euro est de nouveau ébranlée par les craintes de contagion de la crise de la dette après la baisse de la note de crédit de l'Italie, alors que la Grèce négocie encore pour éviter un défaut de paiement. Ce dernier dossier a tout de même avancé mardi soir.
La note de la dette à long terme de l'Italie a été abaissée mardi de "A+" à "A" par Standard and Poor's. Et la perspective est "négative", ce qui signifie que l'agence d'évaluation financière envisage encore de l'abaisser.
Le Premier ministre a jugé lundi que l'idée de DSK d'effacer purement et simplement la dette grecque signifierait "que le laxisme budgétaire d'un Etat est financé par les autres". Il s'est aussi dit "atterré" par les propositions des candidats à la primaire PS.
Le dossier grec a encore accablé lundi les marchés. Athènes doit convaincre qu'elle respecte ses engagements pour obtenir le versement de la prochaine tranche d'aide de 8 milliards...
Le gouvernement grec a promis dimanche le gel des retraites d'ici à 2015. L'ancien directeur du FMI a plaidé dimanche pour l'effacement pur et simple de sa dette financière.
En réponse aux critiques américaines, le président de la Banque centrale européenne a estimé samedi à l'issue d'une réunion des ministres des Finances européens en Pologne que la zone euro se porte mieux économiquement que d'autres grands pays développés.
Réunis en Pologne, les ministres des Finances de la zone euro ont décidé vendredi de reporter à octobre toute décision sur le versement de prêts dont la Grèce a pourtant besoin. Face au blocage européen, Washington montre des signes d'impatience.
La réunion qui se tient à Wroclaw, en Pologne, doit notamment permettre de surmonter les obstacles restants à la mise en oeuvre du second plan d'aide à la Grèce. Un nouveau "coup de pouce" de 160 milliards d'euros. Autre dossier sur la table : un dispositif visant à durcir le Pacte de stabilité.