© AFPIl parle de panache dans la capacité des Parisiens à profiter du bon temps, l'oppose à la "compulsion multitâche à l'Américaine", semble même le jalouser. Mais finalement il ne semble pas les admirer encore moins les comprendre. Le journaliste Joel Achenbach, correspondant dans la capitale française, se gausse dans un billet éditorial publié dimanche dans le Washington Post Magazine de "l'Art de ne rien faire" à Paris, une spécialité que "personne ne fait mieux que les Français". L'article est illustré d'un dessin titré "luxe, calme et volupté".
Il s'attendrit...
"S'asseoir dans un café est une des principales activités à Paris", s'étonne le journaliste, "c'est ce que font les Parisiens au lieu de travailler ou de faire du jogging". "Les chaises des cafés sont alignées en rang d'oignons, décrit-il, tournées vers l'extérieur "vers le théâtre de la rue parisienne". En scrutant son voisin, il voit "un Français assis dans une pose si détendue qu'il aurait pu être un modèle pour Toulouse-Lautrec". "Il ne faisait rien et le faisait avec panache", avoue-t-il.
... et finalement se moque ouvertement
"Mais pourquoi n'essaye-t-il pas de faire quelque chose ?", s'inquiète finalement l'Américain qui note que le café se dit pourtant équipé de Wi-Fi (accès sans fil à l'internet) mais que personne n'a d'ordinateur portable. Et finalement, le journaliste se moque franchement : cherchant à se plonger dans les pensées de son voisin, il imagine que "le Français doit cogiter sur le déclin de la civilisation humaine depuis l'invention du croissant". "A moins qu'il ne profite tout simplement du Quartier latin, un quartier si vieux que, je suis sûr, les habitants parlent le latin."
(Photo TF1-LCI - archives)
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