Ne dites jamais à un Italien qu'il est "cocu"

le 28 août 2007 à 11h06 , mis à jour le 28 août 2007 à 11h21

La Cour de cassation italienne a jugé que lancer en public à un homme que son épouse lui est infidèle est diffamatoire pour cette femme.

Le drapeau d'ItalieLe drapeau de l'Italie © TF1/LCI

Durant une joute verbale devant témoins, et en présence de la femme visée par les accusations, un homme avait lancé à un autre que son épouse avait eu des rapports sexuels avec un ouvrier qui réalisait des travaux à leur domicile, comme paiement en nature.

Dans une première sentence, le tribunal d'Aoste (nord-ouest) avait estimé que l'accusateur "avait décrit la personne offensée comme une sorte de prostituée qui payait les travaux effectués à domicile avec son propre corps" et "que cette insulte justifiait la réaction verbale de son mari."
  
L'offenseur soutenait qu'il n'y avait eu qu'échanges d'insultes réciproques et demandait l'acquittement. La cour de Cassation a confirmé la sentence prononcée par le tribunal d'Aoste. Elle a estimé qu'accuser "une femme d'adultère est un acte qui blesse sa réputation". L'homme a été condamné à une amende de 500 euros ainsi qu'aux remboursements des frais de justice de près de 1.000 euros.

Avec Agence

le 28 août 2007 à 11:06
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