La "bombe gay", anti-Nobel de la paix 2007

le 05 octobre 2007 à 16h23 , mis à jour le 05 octobre 2007 à 16h37

Pour la 17e année consécutive, les Ig Nobel ont récompensé les travaux scientifiques les absurdes ou les plus loufoques réalisés par de vrais chercheurs.

[Expiré] L'université de Harvard © sxc.hu

Des scientifiques des cinq continents étaient réunis jeudi à l'Université d'Harvard, dans le nord-est des Etats-Unis, pour assister à la 17e cérémonie des Ig-Nobel, sorte d'anti-prix Nobel qui récompense les travaux les plus absurdes ou les plus loufoques réalisés par de vrais chercheurs. La soirée s'est déroulée en présence d'un millier de spectateurs, et les prix ont été remis aux lauréats par des récipiendaires du vrai prix Nobel, notamment Craig Mello (médecine, 2006), Roy Glauber (physique, 2005) ou William Lipscomb (chimie, 1976).
 
Parmi les recherches primées, l'anti-Nobel de la Paix est allé à un laboratoire de Dayton pour sa désormais fameuse "bombe gay", une arme chimique qui provoque chez les soldats ennemis une attraction sexuelle irrésistible (Voir notre vidéo). Trois Argentins ont remporté leur anti-Nobel pour une étude sur les "Effets  du Viagra sur la sensation de décalage horaire chez le hamster", publiée par l'Académie des Sciences argentine en juin 2007.
 
Les effets secondaires de l'ingestion de sabre récompensés
 
L'anti-Nobel de Chimie a été décerné à Mayu Yamamoto, récompensée pour sa recherche sur l'extraction de vanille à  partir de bouse de vache. Parmi les femmes lauréates, la Néerlandaise Johanna van Bronswick de  l'Université de Eindhoven s'est elle distinguée par une série d'ouvrages thématiques qui lui ont valu l'anti-Nobel de biologie : "Les lits, la poussière, et les mites", "La maison, le lit et les punaises", ou encore "Organismes vivants dans les matelas aux Pays-Bas".
 
Un prix "nutrition" a été décerné à Brian Wansink de l'Université Cornell (New York) pour sa découverte du "bol sans fond" qui s'auto remplit, et le prix de linguistique a salué la preuve apportée par  trois chercheurs espagnols, sur les réactions différentes des rats à l'audition  en mode rembobinage d'un discours prononcé dans plusieurs langues.
 
Deux lauréats, le Britannique Brian Witcombe et l'Américain Dan Meyer, spécialistes des effets secondaires de l'ingestion de sabre, se voyaient pour la première fois. Ils n'avaient eu jusqu'ici eu de contacts que par courriel ou par téléphone. Chaque lauréat a eu le droit de parler 60 secondes lors de la remise des prix.
 
D'après agence

le 05 octobre 2007 à 16:23
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