Georges Brassens © www.abacapress.com"Cela aurait sûrement beaucoup fait rire Brassens". Roger Siffer, directeur de la Choucrouterie, l'une des scènes de théâtre de Strasbourg, semble lui-même prendre la chose avec beaucoup d'humour. Après avoir découvert que sur la tombe de Georges Brassens, sa compagne Joha Heiman est surnommée "Püpchen" (petit pet en allemand), et non "Püppchen" (petite poupée), il a décidé d'écrire au maire de Sète.
Dans sa lettre, Roger Siffer, qui milite pour un théâtre bilingue franco-allemand et a traduit dans la langue de Goethe plusieurs des chansons de Brassens, a expliqué que la Choucrouterie se propose de prendre en charge une nouvelle plaque qui rétablirait le surnom que le chanteur avait donné à sa compagne. Et s'il a reconnu que Brassens lui-même "ne dédaignait pas l'humour scatologique", il a émis de sérieux doutes sur le fait que le chansonnier français ait voulu se faire tout petit... devant un pet.
Seuls les héritiers peuvent intervenir
Mais en réponse, la municipalité a botté en touche. Et le maire UMP de Sète, François Commeinhes, à qui Roger Siffer a souhaité "bon vent", lui a répondu que seuls les héritiers peuvent intervenir sur la tombe de Brassens.
Le sobriquet de "Püppchen" avait été évoqué dans la chanson de 1978, intitulée Je me suis fait tout petit (devant une poupée). Georges Brassens avait rencontré en 1947 Joha Heiman, originaire d'Estonie, de 9 ans son aînée. Lui et celle qu'il considérait comme sa déesse ne s'étaient jamais quittés jusqu'à la mort de Brassens en 1982, Heiman le rejoignant 17 ans plus tard en 1999.
D'après agence
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