Hasbro organise un concours pour son édition internationale © DRS'offrir le Monopoly version 93, c'est désormais possible. Le célèbre jeu de société créé en 1936, distribué dans 80 pays et traduit en 23 langues a maintenant sa version Seine-Saint-Denis. "La plupart du temps, nous fabriquons des Monopoly ville ou région, il y a très peu de départements, la Seine-Saint-Denis est une exception", explique au Parisien Thierry Kerpiel, le patron de Winning Moves.
L'objectif de la société éditrice du jeu: faire découvrir autrement le département qui aujourd'hui "souffre d'une image trop souvent caricaturale". Ainsi à travers vingt-huit cases, Monopoly propose une balade sur les sites symboles du département comme des quartiers d'habitation à l'architecture remarquable, la cité-jardin de Stains, mais aussi des parcs, des aéroports, des musées. Il a malgré tout fallu faire l'impasse sur certains lieux mythique comme la basilique de Saint-Denis ou encore le musée de l'Air et de l'Espace du Bourget qui sont sur le plateau central mais qu'il n'est pas possible d'acheter.
Premier département à avoir sa propre édition
Côté cotation des terrains, le Monopoly Seine-Saint-Denis innove également. Pas question de tenir compte des valeurs immobilières réelles des lieux pour classer les cases de la moins chère à la plus chère, comme cela se fait traditionnellement pour le Monopoly d'une ville. Sur le plateau du 93, on dépense de 60 M (la monnaie du jeu) pour le parc de l'île Saint-Denis à 400 M pour acheter les puces de Saint-Ouen, selon le Parisien. Un classement effectué sur la valeur patrimoniale des lieux.
Ainsi pour qu'il ne soit pas perçu comme "une provocation" dans ce département où 18% de la population vivait sous le seuil de pauvreté en 2006 (11,7% en France), "on est sorti de notre image capitaliste : plutôt que les transactions immobilières, on met en avant dans cette édition le patrimoine de la Seine-Saint-Denis", explique Thierry Kerpiel.
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