Image d'archive © TF1/LCIIl s'en serait bien passé, mais Bernard N. a vécu la même mésaventure que Djamel Debbouze, Bernard Montiel ou Johnny Hallyday. Ce résidant de Château-Salins, en Moselle, surpris de ne pas recevoir ses allocations de la Caisse d'allocations familiales, s'est vu répondre en début de semaine par l'organisme qu'il n'était plus de ce monde. La Caf fondait sa décision sur une lettre, sans copie de certificat de décès, reçue quelques jours plus tôt. L'intéressé, "perdu, choqué", s'est aussitôt rendu à la mairie se faire établir un "certificat de vie". "La procédure de simplification administrative, mise en place depuis plusieurs années, fait que lorsqu'on reçoit un courrier concernant le prestataire, avec son nom et son adresse, on l'enregistre sans demander d'acte de décès", a justifié une porte-parole de la Caf de Moselle. Sa situation a été régularisée vendredi matin, après une rencontre avec les responsables de la CAF.
Oui, mais le trépas, comme le glas, sonnant toujours deux fois, la soeur de Bernard, Bernadette, avait connu la même expérience en novembre 2009, toujours sur la base d'un courrier apocryphe. "Les allocations de Madame N., à l'époque, n'ont toutefois pas été suspendues, mais à cause d'une erreur de notre part. Sinon, elles auraient dû l'être", précise une porte-parole de la CAF de Moselle. Depuis, les frères et soeurs revenus de l'au-delà envisagent de porter plainte. Ils sont formels : "on en veut à notre famille".
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