Les salariés alsaciens de Sony refusent la vente de leur site

le 03 septembre 2010 à 12h42 , mis à jour le 03 septembre 2010 à 12h53

Les trois quarts des 590 salariés de l'usine Sony de Ribeauvillé, dans le Haut-Rhin, se sont mis en grève vendredi pour exprimer leur inquiétude sur la mise en vente prochaine du site.

Sony © INTERNE

Environ 450 salariés ont suivi l'appel à la grève d'une journée, la première dans l'usine depuis sept ans, ont affirmé les représentants de l'intersyndicale CGT-FO-CFTC-CFE/CGC. Ils protestent contre la mise en vente prochaine du site, susceptible, selon eux, de se traduire par d'importantes suppressions d'emplois.

La direction du site a reconnu qu'une "bonne majorité" du personnel ne travaillait pas vendredi. Près de 300 grévistes se sont en outre rassemblés devant l'usine vendredi matin. Ils devraient se rendre dans l'après-midi en cortège à la sous-préfecture de Ribeauvillé pour y être reçus par le sous-préfet, en présence d'élus locaux.
 
L'usine Sony doit être vendue dans les prochaines semaines à un duo formé du fonds d'investissement suisse Quantum et du groupe électronique allemand Blaupunkt. Selon les syndicats, ce projet de reprise risque d'entraîner une destruction significative d'emplois, voire la fermeture de l'usine. Ils réclament son retrait au profit d'une vente séparée des activités -sous-traitance électronique et ingénierie d'une part, service après-vente d'autre part- qui permettrait selon eux de conserver davantage de personnel. Cette hypothèse avait été envisagée par le groupe Sony avant d'être écartée.
 
Le projet de reprise débattu la semaine prochaine
 
Les syndicats demandent en outre une indemnité de transfert de 40.000 euros pour le personnel qui sera repris, et pour tous les autres des conditions de départ identiques au plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) de 2008, qui avait attribué à chacun une prime de l'ordre de 50.000 euros (variable selon l'ancienneté) et un congé de reclassement d'un an.
 
Le contenu du projet de reprise Quantum-Blaupunkt sera débattu la semaine prochaine en comité d'entreprise, a indiqué François-Xavier Akamatsu, directeur des ressources humaines de l'usine. Sony France avait annoncé début mai en comité central d'entreprise (CCE) la mise en vente de l'unité de Ribeauvillé, qui est en sous-charge de travail et a besoin de trouver des activités complémentaires.
 
Première usine japonaise ouverte en Alsace en 1986, ce site Sony a compté jusqu'à 1.600 salariés permanents en 1999 avant de subir quatre plans sociaux.

le 03 septembre 2010 à 12:42
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4 Commentaires

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  • lolopeche83780, le 03/09/2010 à 19h56

    Bravo, avec vous, tout les salariés de l'industrie française n'ont qu' a dire à leurs patrons de mettre la clé sous la porte. Heureusement, des personnes se battent et en veulent, et grâce à elles, notre si belle nation pourra certainement s'en sortir. A bon(s) entendeur(s), SALUT.

  • diktatur, le 03/09/2010 à 16h45

    Produire de l'électronique multimédias en France est devenu un luxe que les entreprises internationales ne peuvent plus se permettre...nous ne sommes pas compétitifs,avec nos charges sociales les plus élevées d'Europe,nos 35 heures,sans compter tout le cortège de droits sociaux des salariés dans l'entreprise... c'est la dure réalité des choses!

  • moicontribuable, le 03/09/2010 à 15h28

    Allez dire aux entreprises Francaises qui ont des usines a l'etrager la meme chose. Vraiment tres limite votre raisonnement.

  • ledepanneur, le 03/09/2010 à 13h24

    C'est une entreprise étrangère qui s'est installe en France pour surement gagner de l'argent en payant moins de taxe et maintenant elle repart c'est simple on a cas taxer leurs produit aux frontières cela permettra de payer les chômeurs qu'ils créent

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