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Du Julio Iglesias utilisé comme moyen de torture sous Pinochet

Edité par avec
le 11 septembre 2013 à 14h20
Temps de lecture
3min
Julio Iglesias

Julio Iglesias, en Russie, le 17 juin 2008 / Crédits : Abacapress.com

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InsoliteLes chansons de Julio Iglesias, George Harrison ou la BO du film "Orange mécanique" étaient utilisées par le régime de Pinochet pour torturer les prisonniers. Une méthode controversée toujours utilisée par les Etats-Unis.

La musique comme moyen de torture ? Diverses musiques, dont du Julio Iglesias, diffusées à plein volume ont été utilisées comme instrument de torture sous Augusto Pinochet.
  
La musique du crooner espagnol mais aussi la bande originale du film de Stanley Kubrick "Orange mécanique" ou la chanson "My Sweet Lord" de George Harrison ont été infligées à hautes doses aux détenus afin de les briser psychologiquement, affirme Katia Chornik, chercheuse à l'Université de Manchester et auteure d'une étude publiée à l'occasion du 40e anniversaire mercredi du coup d'Etat du dictateur chilien.
 
Une pratique reprochée aujourd'hui à l'armée américaine
  
S'appuyant sur le témoignage d'anciens prisonniers et d'un membre des services secrets chiliens sous Pinochet, dont la dictature a fait plus de 3.200 morts, 38.000 torturés et des centaines de disparus, elle met en lumière une pratique régulièrement reprochée aujourd'hui à l'armée américaine. "Jouées à plein volume pendant des journées entières, des chansons à l'origine populaires ont été utilisées pour infliger des dommages psychologiques et physiques", explique Katia Chornik.
  
Un ancien détenu raconte comment ses geôliers avaient l'habitude d'entonner le "Gigi l'Amoroso" de Dalida avant de l'emmener à l'interrogatoire et de le torturer avec la même chanson en fond sonore. "Un centre de torture dans la rue d'Iran était appelé 'la discothèque' par les agents. La musique servait aussi à couvrir les cris des prisonniers", ajoute Katia Chornik, interrogée par l'AFP.
 
De la musique 24 heures sur 24
  
"La musique était présente 24 heures sur 24. Ils allumaient la radio et passaient tout ce qui était à la mode. Dans les camps de prisonniers, ils mettaient de la musique militaire pour nous faire marcher au pas et ils nous obligeaient à chanter", confirme à l'AFP, Carlos Reyes, un photographe chilien résidant à Londres, emprisonné pendant deux ans sous Pinochet.
  
Mais la musique a aussi permis aux détenus de tenir le coup et de trouver le courage pour supporter les brimades, selon le Dr Chornik qui se penche notamment sur la formation d'une chorale à Tres Alamos, l'un des centres de détention de Santiago. "La musique a rapproché les prisonniers car elle était un moyen pour eux de faire face à leurs terribles souffrances. Mais elle a aussi valeur de témoignage, dit-elle. Beaucoup de prisonniers n'avaient plus d'existence officielle et étaient voués à disparaître sans laisser de trace. Les chansons étaient une manière de rappeler qui ils étaient et en quoi ils croyaient."

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  • valdoiseelie : Ecrire votre commentaire ici ...la ca devient diabolique la musique er censer adoucir les moeurs.mais trop ca peut devenir de la cruauter.[:@]

    Le 13/09/2013 à 06h01
  • fgi : Condoléance.

    Le 12/09/2013 à 00h50
  • yannickatl : C'est vrai que la musique en boucle, surtout dans des conditions particulieres, peuvent vous rendre fous. J'ai perdu mon boulot quand mon gamin etait tout petit. Je suis donc reste 4 mois a la maison a envoyer des CV et garder mon enfants. Il avait un jouet qui faisait de la musique et il jouait toujours la meme chanson. Au bout de 4 mois, je ne pouvais plus entendre cette chanson. 3 ans plus tard quand mon second gamin a commence a jouer avec ce jeu, je ressenter un malaise profond! J'ai ete oblige de jeter ce jouet tellement cette chanson me faisait mal.

    Le 11/09/2013 à 19h14
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