La chevelure aux allures de pelage de singe, la bouche effacée et le nez maladroitement stylisé nés sous le pinceau de l'artiste en herbe n'ont plus rien à voir avec l'original: un "Ecce Homo" aux traits fins coiffé d'une couronne d'épines, peint aux début du 20e siècle par un artiste local. "Les explications qu'elle a données sont incohérentes: elle dit qu'elle le restaurait depuis plusieurs années et qu'elle avait dû l'abandonner avant de finir", a expliqué le maire-adjoint de la commune de Borja dont dépend l'église où se trouve la peinture. L'oeuvre, réalisée dans les années 1910, n'avait pas une grande valeur artistique, a-t-il laissé entendre. La peinture, détruite il y a un mois, n'était pas classée.
Sur internet, il inspirait mercredi des milliers de commentaires et de nombreuses versions détournées, montrant les visages de personnages célèbres comme le roi Juan Carlos ou le chef du gouvernement Mariano Rajoy sous la chevelure ébouriffée de la nouvelle version."Qu'ils la laissent le terminer, pour l'amour de Dieu!, #jel'aime", réagissait ainsi le réalisateur espagnol de cinéma Alex de la Iglesia, sur son compte Twitter.La mairie n'a pas encore décidé si elle allait porter plainte contre l'octogénaire.
En attendant, une équipe de restaurateurs, professionnels cette fois, doit
évaluer si la peinture originale peut être récupérée.







