Bad bank, banque-poubelle, banque-hôpital ou, plus sobrement, structure de défaisance : les termes ne manquent pas pour désigner cette structure dans laquelle sont transférés les actifs douteux, ou actifs toxiques, d'un établissement financier en difficulté, le temps d'en assainir le bilan. Sa mission : liquider au meilleur prix les actifs repris, pour limiter les pertes pour l'actionnaire, privé ou public.
La bad bank peut être une structure privée, les pertes éventuelles étant alors supportées par les actionnaires, mais peut également être logée dans un organisme public. Dans ce cas, toute perte est à la charge du contribuable.
Dans les années 1990, le Gan, le Comptoir des Entrepreneurs et, surtout, le Crédit Lyonnais ont bénéficié d'un tel dispositif. Le terme revient dans l'actualité lorsqu'un démantèlement est envisagé pour la banque franco-belge Dexia, en mal de liquidités récurrent depuis la crise des subprimes aux Etats-Unis en 2008, suivie trois ans plus tard, par la crise des dettes souveraines européennes.
De telles bad banks ont vu le jour notamment en Allemagne (Hypo Real Estate, WestLB, Commerzbank, DZ Bank, HSH Nordbank), en Irlande (la National Assets Management Agency ou NAMA), au Royaume-Uni (Northern Rock), en Suisse (UBS), au Danemark (Fionia) ou encore aux Etats-Unis (Citigroup).
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