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ETA

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Crédits : INTERNE

Organisation terroriste

Euskadi Ta Askatasuna (ETA, « Pays basque et liberté » en basque) est une organisation terroriste d'inspiration marxiste révolutionnaire, créée  le 31 juillet 1959. A l'origine, le groupe est fondé par des jeunes nationalistes. Mais très vite, l'ETA est rejointe par une mouvance révolutionnaire. En 1962, lors de sa première assemblée, l'ETA  se définit comme une  "organisation clandestine révolutionnaire" . Les premières attaques à main armée et l'encaissement de l'impôt révolutionnaire (extorsion de fonds auprès des Basques) commencent en 1965.
 
L'attentat qui tue en 1973 Luis Carrero Blanco, chef du gouvernement et successeur probable du dictateur Franco, joue un rôle décisif dans la fin du régime franquiste. En 1974, la multiplication des attentats de plus en plus indiscriminés, aboutit à la scission de l'ETA en deux branches : l'une dite  "ETA militaire"  et une autre dite  "ETA politico-militaire". En 1982, des pourparlers ont lieu entre le gouvernement central espagnol et la coalition Euskadiko Ezkerra pour mettre fin aux violences. Une amnistie pour les membres d'ETA,  poursuivis ou incarcérés, est accordée en contrepartie de l'arrêt des activités terroristes. Cette même année, la branche  "ETA politico-militaire"  s'auto-dissout.
 
En 1997,  l'ETA commence à cibler des élus, des intellectuels et des policiers basques considérés comme "traîtres". Le point de départ de cette politique est l'assassinat d'un élu du Parti populaire, Miguel Angel Blanco. Le support populaire accordé à l'ETA s'érode avec le sentiment de voir l'action du groupe dégénérer en guerre civile et la lassitude de la population devant la violence. En septembre 1998, une trêve unilatérale est décidée. Mais à la suite de l'échec des négociations avec le gouvernement espagnol, le groupe rompt la trêve en novembre 1999 et les attentats recommencent.
 
A partir de 2002, le gouvernement central espagnol de José Maria Aznar poursuit une série d'actions contre les organisations politiques et culturelles basques désignées comme collaboratrices de l'ETA. Les coups policiers portés à l'organisation par les polices espagnoles et françaises, déstabilisent régulièrement l'organisation. Mais le sentiment d'acharnement contre la culture basque alimente une guérilla urbaine (kale borroka) dans laquelle de jeunes radicaux font leurs premières armes. L'ETA connaît une crise profonde à partir de 2002  suite à la répression policière et l'étouffement des organisations satellites de la gauche basque patriote.
 
En 2005, le nouveau gouvernement espagnol de José Lui Rodriguez Zapatero fait voter un texte acceptant le principe de négociations limitées en échange d'un abandon de la violence. Un nouvel attentat est perpétré le 30 décembre 2006 dans l'aéroport madrilène de Barajas après une trêve de dix mois. Le cessez-le-feu est officiellement rompu le 4 juin 2007. Au début de l'année 2008, l'organisation armée basque en appelle à l'exemple du Kosovo, qui proclame son indépendance en février 2008. En mars 2008, selon le ministère de l'Intérieur espagnol, l'ETA avait tué un total de 821 personnes parmi lesquels 342 civils.

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