Le 5 octobre 1972, plusieurs groupes nationalistes parmi lesquels Ordre nouveau, un groupuscule néo-fasciste violent, à la recherche d'une vitrine politique, créent un parti politique d'extrême-droite, le "Front national". Ils demandent à Jean-Marie Le Pen, ancien député poujadiste, d'en prendre la tête. L'accent est mis dès le début sur la lutte contre "l'immigration sauvage". Le parti est composé de rescapés du pétainisme, de la collaboration et des tendances les plus radicales de l'extrême droite : nationalistes révolutionnaires, négationnistes. Un an plus tard, les fortes têtes issues d'Ordre nouveau quittent le FN.
Jusqu'aux années 80, le Front national ne décolle pas. Nombre d'adhérents : 270. Mais progressivement les différents courants internes sont unifiés, l'appareil est structuré et, à partir de 1983, le FN obtient ses premiers succès électoraux. Le Front national s'ancre dans le paysage politique jusqu'à ce fameux 21 avril 2002 où Jean-Marie Le Pen se qualifie pour le second tour avec 16,86% des suffrages exprimés, au détriment du Premier ministre socialiste Lionel Jospin. Cinq ans plus tard, pour l'élection présidentielle de 2007, il fait 10,44 %. En janvier 2011, Jean-Marie Le Pen lâche les rênes du parti. Sa fille Marine Le Pen est choisie par les électeurs frontistes pour lui succéder.












