L'Union pour la démocratie française (UDF) est un parti politique français du centre, du centre-droit ou du centre-gauche, suivant les points de vue. Il est d'inspiration démocrate-chrétienne et laïque. Il est fondé en 1978 et garde une existence transitoire jusqu'en 2010. Le 30 novembre 2007, un congrès extraordinaire de l'UDF vote la délégation des responsabilité du parti aux instances du Mouvement démocrate (MoDem), initié par François Bayrou après l'élection présidentielle de 2007. L'UDF est membre du Parti démocrate européen (PDE) qui siège au Parlement européen au sein du groupe de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe. François Bayrou est le président de l'UDF et le co-président du PDE.
Le parti politique est fondé, sur l'idée de Jean Lecanuet et de Jean-Jacques Servan-Schreiber pour aider, par Michel Poniatowski en 1978 afin d'aider le président de la République Valéry Giscard d'Estaing à disposer d'un parti le soutenant lors des élections législatives. Il était à l'origine une confédération de divers partis du centre et de la droite non-gaulliste. Après avoir connu le succès dans les années 1970/1980 suite à l'élection de Valery Giscard d'Estaing à la présidence de la République, le parti apparaît de plus en plus comme un partenaire naturel de coalition du RPR.
Avec « l'ouverture » pratiquée par le président François Mitterrand, certaines grandes figures du parti comme Jean-Pierre Soisson, participent aux gouvernements de Michel Rocard, Edith Cresson et de Pierre Bérégovoy. L'UDF est l'allié du RPR aux élections législatives de 1993 et participa aux gouvernements d'Edouard Balladur puis d'Alain Juppé.
Le parti commence à se désagréger avec la perte d'influence de son fondateur qui ne réussit plus à surmonter les divergences des courants de pensée au sein du mouvement. D'ailleurs, en 1988 et 1995, il n'y a pas de candidat UDF aux élections présidentielles (Raymond Barre, candidat en 1988, n'était qu'apparenté). Les élections régionales de 1998 entraînent une scission concernant les accords passés avec certaines forces de l'extrême-droite. Alain Madelin accepte les accords. François Bayrou les refuse. C'est finalement la position de François Bayrou qui l'emporte et Démocratie libérale dont Alain Madelin est président, quitte l'UDF quelques semaines plus tard.
La même année, François Bayrou devient président de l'UDF et décide d'unifier ses différentes composantes pour créer un nouveau parti, marqué au centre : la « Nouvelle UDF ». François Bayrou affirme très vite sa volonté de prendre ses distances vis-à-vis du RPR. Mais cette stratégie suscite des oppositions au sein même des élus UDF qui sont nombreux en 2002 à choisir de soutenir Jacques Chirac plutôt que François Bayrou lors de l'élection présidentielle de 2002. Une grande parie des élus UDF quittent le mouvement pour rejoindre l'UMP, créée pour unifier les différents partis de la droite et du centre.
L'UDF retrouve un niveau de 12% des suffrages exprimés au premier tour des élections régionales de 2004 et aux élections européennes de juin 2004. Le 8 juin 2005 l'UDF a refusé, pour la première fois depuis 2002, de voter la confiance au premier gouvernement Dominique de Villepin.Le 22 avril 2007, François Bayrou arrive 3e à l'élection présidentielle avec 18,57% des suffrages derrière Nicolas Sarkozy (UMP) et Ségolène Royal (PS). Lors du Conseil national UDF du 10 mai suivant, les 1 500 conseillers nationaux du parti décident à l'unanimité moins 4 voix d'appeler la constitution d'un nouveau parti politique dénommé Mouvement démocrate. La liste des candidats du MoDem, comporte 535 candidats à la députation sur 577 circonscriptions, plus que le Parti socialiste et le record dans l'histoire de l'UDF.
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