© INTERNE![]() Une manipulation de cellules. - |
Les données de ce scandale révélé par le Sunday Times sont contenues dans une étude réalisée par l‘Autorité d’embryologie et de fertilisation humaine (HFEA), une instance chargée du contrôle des naissances des "bébés-éprouvettes" au Royaume-Uni. En septembre dernier déjà, un hôpital du Berkshire était épinglé pour avoir perdu toutes traces des embryons d'une quarantaine de patientes. Les mères soignées dans cet établissement s’étaient vu proposer des tests génétiques afin de déterminer si leur enfant était bel et bien le leur.
"Erreur d'étiquetage"
Après quelques semaines d’enquête, la HFEA a établi une liste des erreurs et fautes commises dans les hôpitaux. Elle a notamment révélé que des pannes d’instruments de conservation avaient entraîné la perte d’un nombre inconnu d’embryons. Elle a surtout relevé de nombreuses imprécisions dans les bases de données aussi importantes que les noms des patients, la couleur de peau du donneur de sperme ou de la future mère.
![]() Une cellule. - |
Les établissements concernés sont parvenus jusqu’à présent à contenir le scandale et à éviter les affaires en justice. Ainsi, Deborah Gray, qui avait avorté après avoir appris qu’elle ne portait pas son propre enfant, a finalement accepté un règlement à l’amiable avec ses médecins. Diana Finlay, elle aussi, a choisi d’abandonner toutes poursuites contre 20 000 francs. Après avoir subi trois interventions infructueuses, cette femme a perdu son dernier embryon suite à une erreur d’étiquetage. "Un accident exceptionnel", a commenté l’hôpital. Marquée psychologiquement, Diana Finlay a renoncé à donner le jour à un enfant.
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