![]() Un scrutin à haut risque - |
Des élections fortement contestées
Dans cinq départements, le scrutin n'a pu avoir lieu dans aucune circonscription ; le ministre de l'Intérieur a estimé que "les défaillances de l'administration" expliquaient l'annulation du scrutin, plus que les problèmes de sécurité proprement dits. Il a notamment regretté la "peur" de certains préfets ou présidents de bureaux de vote qui n'avaient pas osé organiser le scrutin. Quelques échauffourées avaient été signalées dans la matinée, mais le calme était revenu dans l'après-midi.
![]() Le président Laurent Gbagbo - |
Manœuvres d’intimidation
Depuis l'invalidation de sa candidature aux législatives, l'ancien premier ministre n’est pas reparu en Côte d'Ivoire. Officiellement, il se "repose" en France. Mais ses partisans ne restent pas inactifs. Et au cours des derniers jours, le pouvoir a tenté par tous les moyens de saper leurs soutiens ; le régime de Laurent Gbagbo a multiplié les attaques contre le Rassemblement des Républicains, le parti de Ouattara, qui avait décidé de boycotter les élections.
Exemple de ces manœuvres d’intimidation : le secrétaire personnel de Ouattara, Babou Coulibaly, a été récemment battu à mort par des gendarmes. Interpellé mercredi, alors qu’il passait devant la résidence du président Gbagbo, il a été aussitôt passé à tabac, avant d’être emmené dans un camp de la police où il a été frappé de nouveau. Il a ensuite été conduit, inconscient, au CHU de Cocody. Mourant, il a été transporté à la clinique Avicenne, un établissement privé de moindre importance, où il a succombé à ses blessures au cours de la nuit de jeudi à vendredi. Un "incident" révélateur du climat délétère qui règne dans le pays…
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