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Elections sous tension en Côte d’Ivoire

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le 10 décembre 2000 à 00h00 , mis à jour le 09 janvier 2001 à 04h13.
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3min
Elections sous tension en Côte d'Ivoire

Crédits : INTERNE

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MondeLes élections législatives qui se tenaient dimanche en Côte d’Ivoire se sont déroulées sans incident grave ; mais la situation reste tendue. Pour l’heure, l’état d’urgence est maintenu. Au cours des derniers jours, le pouvoir a multiplié les pressions contre les partisans d’Alassane Ouattara.


Un scrutin à haut risque -
C’est dans un calme relatif que se sont déroulées, dimanche, les élections législatives en Côte d'Ivoire – à l'exception du nord du pays où les partisans de l'ancien Premier ministre Alassane Ouattara ont réussi à empêcher la tenue du scrutin dans plusieurs départements. Dans 29 des 32 circonscriptions des sept départements du nord classés "à risques", le scrutin n'a pu se tenir. Ces 29 circonscriptions représentent 32 sièges sur les 225 de l'assemblée. Le ministre de l'Intérieur Emile Boga Doudou a toutefois estimé que la situation était sous contrôle, et que le scrutin pourrait être organisé dès lundi dans certaines de ces circonscriptions.

Des élections fortement contestées

Dans cinq départements, le scrutin n'a pu avoir lieu dans aucune circonscription ; le ministre de l'Intérieur a estimé que "les défaillances de l'administration" expliquaient l'annulation du scrutin, plus que les problèmes de sécurité proprement dits. Il a notamment regretté la "peur" de certains préfets ou présidents de bureaux de vote qui n'avaient pas osé organiser le scrutin. Quelques échauffourées avaient été signalées dans la matinée, mais le calme était revenu dans l'après-midi.


Le président Laurent Gbagbo -
C'est malgré tout dans un climat extrêmement tendu que 5,5 millions d'électeurs ivoiriens ont été appelés aux urnes ce dimanche pour des élections extrêmement contestées dans un pays sous état d'urgence. Si officiellement les troubles qui ont suivi l’invalidation de la candidature de Ouattara sont terminés, depuis les émeutes de lundi et mardi dans le nord du pays, l'état d'urgence est maintenu et toutes les villes de Côte d'Ivoire vivent sous couvre-feu. Il ne devrait pas être levé avant lundi, au lendemain des élections législatives. Les troubles généralisés du début de la semaine ne se sont pas reproduits mais la tension est palpable.

Manœuvres d’intimidation

Depuis l'invalidation de sa candidature aux législatives, l'ancien premier ministre n’est pas reparu en Côte d'Ivoire. Officiellement, il se "repose" en France. Mais ses partisans ne restent pas inactifs. Et au cours des derniers jours, le pouvoir a tenté par tous les moyens de saper leurs soutiens ; le régime de Laurent Gbagbo a multiplié les attaques contre le Rassemblement des Républicains, le parti de Ouattara, qui avait décidé de boycotter les élections. 

Exemple de ces manœuvres d’intimidation : le secrétaire personnel de Ouattara, Babou Coulibaly, a été récemment battu à mort par des gendarmes. Interpellé mercredi, alors qu’il passait devant la résidence du président Gbagbo, il a été aussitôt passé à tabac, avant d’être emmené dans un camp de la police où il a été frappé de nouveau. Il a ensuite été conduit, inconscient, au CHU de Cocody. Mourant, il a été transporté à la clinique Avicenne, un établissement privé de moindre importance, où il a succombé à ses blessures au cours de la nuit de jeudi à vendredi. Un "incident" révélateur du climat délétère qui règne dans le pays…

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