© INTERNE![]() Après les massacres d'octobre - DR |
Pour l'heure, Alassane Ouattara, dont la question de la nationalité avait en sont temps fait chanceler le régime d'Henri Konan Bédié et la junte du général Robert Gueï, n'a pas personnellement souhaité s'exprimer sur le sujet. Seul le numéro deux de son parti, le RDR, a dénoncé une "mascarade". Et, dans l'après-midi, le parti a demandé à tous ses candidats de se retirer du scrutin, avant d'appeler à des manifestations, lundi. Ce nouveau rejet de M. Ouattara par les instances officielles ivoiriennes fait craindre de nouvelles violences. D'autant que la Cour suprême est composé de membres nommés par le général Gueï, déchu par le candidat civil Laurent Gbagbo le mois dernier.
Le débat délétère sur l'ivoirité
Alassane Ouattara reconnaît lui-même avoir représenté le Burkina-Faso à plusieurs reprises dans des organisations internationales où il était haut fonctionnaire, mais avait été nommé Premier ministre en 1990 par Houphouët-Boigny et s'était présenté dans la circonscription de Kong, dans le nord du pays, dont sa famille est originaire. Sa candidature avait été validée une première fois le 22 novembre, avant d'être rejetée vendredi matin, sur plainte de nombreux électeurs. Malgré son certificat de nationalité en bonne et due forme, la cour a estimé que celui-ci ne saurait "valablement lui conférer la nationalité ivoirienne".
![]() Laurent Gbagbo - DR |
La campagne aux relents xénophobes lancée en 1993 par l'ancien président Bédié, sous le slogan fabriqué de toutes pièces "d'ivoirité", ne visait précisément qu'à exclure M. Ouattara de la succession d'Houphouët-Boigny. Et, depuis le retour du leader du RDR en Côte d'Ivoire en 1999, la vie politique ivoirienne est quasiment tout entière centrée autour des prétentions de l'ancien Premier ministre musulman, dans un pays majoritairement chrétien.
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