© INTERNE La fusillade vient d'avoir lieu - |
On ignore encore tout des motivations de l'homme qui s'est introduit aujourd'hui, lourdement armé, dans les bureaux d'une entreprise informatique de Wakefield - une petite ville américaine située dans la banlieue de Boston, dans l’Etat du Massachusetts. Tout ce qu'on connaît de lui, c'est son nom : Michael McDermott. Cet homme d'une quarantaine d'année travaillait dans cette entreprise - et ses collègues ne parviennent pas à s'expliquer son geste. "Il a été pris de folie", raconte un témoin, incapable de trouver une meilleure raison au drame. Une chose est sûre : l'homme était là pour tuer. Une dizaine de coups de feu
Lorsqu'il se présente, mardi, vers 17 heures (heure française) devant Harvard Mills, l'immeuble de trois étages situé sur Foundry Street et qui abrite les bureaux de son entreprise, Michael McDermott est armé d'un fusil-mitrailleur AK-47 et de deux armes de poing. Sitôt dans les locaux de l'entreprise Edgewater Technology (une firme spécialisée dans le conseil sur Internet, cotée au Nasdaq, qui a son siège social à Wakefield et des bureaux en Alabama, en Arkansas, au Minnesota et New Hampshire), il ouvre le feu. Les témoins parlent d'une dizaine de coups de feu au moins. Bilan : sept morts.
 La police donne l'assaut - |
Prévenue par des coups de fil de détresse, la police intervient rapidement. Elle prend position autour du bâtiment. Les cinquante à soixante-dix employés travaillant dans les bureaux en ce lendemain de Noël sont évacués vers une église voisine. Les policiers donnent l'assaut ; ils trouvent Michael McDermott dans l'entrée de l'immeuble. Désarmé, il est aussitôt emmené par la police. Il a été placé en garde à vue et devrait être inculpé pour ces sept meurtres mardi soir ou mercredi.
La raison qui l'a poussé à massacrer ainsi sept de ses collègues reste toujours un mystère... Mais le fait qu'Edgewater Technology connaissait des difficultés et avait récemment annoncé le licenciement de 25 personnes n'y est peut-être pas étranger.