Barak donne rendez-vous le 6 février aux Palestiniens

Par , le 29 janvier 2001 à 20h42 , mis à jour le 27 janvier 2001 à 21h05

Ehud Barak a décidé de rompre les négociations avec les Palestiniens jusqu'au 6 février. Malgré une semaine de négociations intensives dans la station balnéaire égyptienne de Taba, Israéliens et Palestiniens n'ont pu parvenir à un accord. Pourtant, assurent-ils, ils n'ont jamais été aussi près d'un compromis.

israel taba ahmad qorei © INTERNE

Les pourparlers de Taba ont pris fin samedi. Six jours de négociations… et toujours pas d’accord. Une nouvelle fois, Israéliens et Palestiniens, malgré des heures de discussions acharnées, n’ont pu parvenir à un compromis. Que ce soit sur le problème des frontières du futur Etat palestinien, sur les questions de sécurité, sur le retour des réfugiés ou sur le statut de Jérusalem, les frères ennemis du Proche-Orient n’ont pas réussi à parler d’une seule voix.

"les pourparlers de Taba sont sans précédent".

Pourtant, à la clôture d’une semaine de négociations, c’est avant tout les progrès accomplis que les négociateurs des deux camps ont voulu mettre en avant. Par la bonne volonté affichée de part et d'autres, "les pourparlers de Taba sont sans précédent", ont-ils annoncé dans un communiqué commun. Mais "étant donné les circonstances et le temps restreint, il s'est avéré impossible de parvenir à des ententes sur l'ensemble des questions en dépit des progrès substantiels qui ont été réalisés."

Aucune négociation avant le 6 février

Visiblement optimistes, les négociateurs avaient également annoncé une probable rencontre entre Ehud Barak et Yasser Arafat, qui pourrait avoir lieu dès cette semaine à Stockholm ou à Davos. Mais Ehud Bark n’ira nul part. Le Premier ministre sortant d'Israël a, en effet, annoncé à l’issue du week-end qu'il cessait toute négociation de paix avec les Palestiniens jusqu'à l'élection du 6 février au poste de chef du gouvernement. La crainte que l’échec éventuel de celles-ci ne se retourne contre lui au moment du scrutin ? M. Barak est distancé de 18 points dans les sondages par son adversaire de droite Ariel Sharon. Dans un communiqué, il a toutefois indiqué que les contacts de sécurité se poursuivraient avec la partie palestinienne pour tenter de juguler la violence.


Les Palestiniens prêts à discuter avec Sharon


Qorei et Ben Ami peu avant leur
conférence de presse commune -
-

Fait sans précédent, less palestiniens se sont dit prêts à accepter de négocier avec Sharon. Ariel Sharon, l'homme qui, à leurs yeux, porte tout le poids de la responsabilité du déclenchement de la nouvelle Intifada... mais qui pourrait aussi être le prochain Premier ministre d'Israël d'ici quelques jours. En cas de victoire, "si Sharon veut continuer à négocier, nous sommes prêts", a indiqué samedi soir M. Qoreï, négociateur palestinien. Une marque de bonne volonté assortie cependant d’une menace implicite : "Sinon, nous avons nos propres moyens pour continuer notre lutte diplomatique et politique". En guise de réponse, le chef du Likoud, principal parti de l'opposition de droite, s'est empressé de condamner cette déclaration palestinienne de "manoeuvre électorale".
Par Alexandra Guillet le 29 janvier 2001 à 20:42
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