© INTERNEtf1.fr : Pourquoi avez-vous refusé de répondre aux questions de la
mission parlementaire d'information sur le syndrome du Golfe ? Nous avons été menacés de 50 000 F d’amende si nous ne venions pas devant cette mission, alors qu’aucun courrier officiel ne nous avait prévenus – ce qui montre le profond| "On traite les généraux avec des gants, et c'est tout le contraire avec les membres de notre association" |
tf1.fr : Avez-vous subi des pressions ?
Hervé Desplat :
On nous demande autoritairement nos fichiers, alors que nous sommes une association loi 1901, et que nous n’avons pas à les communiquer. C’est incroyable ! On traite les généraux avec des gants, et c’est tout le contraire avec les membres de notre association, des gens malades, handicapés… Et cette mission a été créée à l’initiative de Paul Quilès, un ancien ministre de la Défense… Il y a bien Michèle Rivasi, qui est député de la Drôme, rapporteur de cette mission d’information, et qui se bat depuis des mois pour aller en Irak ; mais elle est bien seule.tf1.fr : Pensez-vous qu’il y ait une volonté délibérée de la part du gouvernement d’étouffer l’affaire ?
Hervé Desplat :
C’est évident. Dans un premier temps, nous avons écrit au Premier ministre, en lui adressant notre enquête, tout en tenant une première conférence de presse à Bordeaux. Immédiatement, une mission d’information parlementaire a été diligentée, avec à sa tête des"Il faut aujourd'hui |
tf1.fr : Envisagez-vous de reprendre votre collaboration avec la mission parlementaire d’information ?
Hervé Desplat :
Non, car nous n’en sommes plus à voir s’il y a ou non un problème. Il faut aujourd’hui déterminer les responsabilités et fixer des réparations. C’est exactement comme si on se trouvait sur le lieu d’un accident, qu’il y avait des blessés, et qu’on en était encore à se demander s’il y a ou non eu un accident… Ce que l’on peut noter en plus, c’est que Paul Quilès a élargi le rôle de la mission d’information sur le syndrome du Golfe, au syndrome des Balkans… sans aucune consultation des députés, alors que tous les autres pays européens ont diligenté une commission d’enquête… Aucun débat ! C’est purement scandaleux ! Nous voulons bien travailler avec une commission d’enquête, mais pas avec un organisme qui va être amené à nier les faits !(Photo d'ouverture : l'ex-caporal Hervé Desplat, président d'Avigolfe - AFP)
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