© AFPUne semaine après le séisme qui a fait 697 morts et quelque 2.000 disparus, le gouvernement salvadorien de Francisco Florès est confronté à une volée de critiques pour avoir négligé les risques de catastrophes naturelles dans un pays exposé aux ouragans et aux tremblements de terre.
Alors que la population rurale, la plus touchée par le séisme qui a détruit ou sérieusement
"le pays n'était absolument pas préparé à affronter une situation d'urgence et il se trouve dans l'incapacité de faire face aux dommages subis par la population" |
Les outils avaient minimisé le tremblement de terre
"Le Salvador est secoué régulièrement par les tremblements de terre et personne dans le monde ne peut prendre en charge cette réalité à notre place", poursuit-il. Le gouvernement qui défend son bilan économique et maintient le plan de dollarisation lancé depuis le 1er janvier, rejette toute responsabilité dans l'étendue du désastre qui, selon les organismes de secours, a fait au moins 500.000 sans abris. "Il ne faut pas politiser ce drame qui frappe le pays", a déclaré vendredi le président Florès. Privé d'un institut fiable de mesures sismologiques -l'équipement obsolète du centre géotechnique salvadorien avait estimé le séisme à une magnitude de 5,2 sur l'échelle ouverte de Richter, des données immédiatement corrigées à 7,6 et 7,9 par les instituts français et américain-, le Salvador n'a jamais tenté non plus de maîtriser la déforestation excessive ou l'extension anarchique des zones urbaines. "La construction des habitations, des bâtiments publics, des routes, des aéroports, des stades, doit tenir compte des risques de catastrophe, en effectuant des études topographiques et géologiques précises. Les matériaux pour la construction doivent être adaptés à cette réalité et réglementés", ont réclamé les mouvements écologistes durant la semaine.
Corruption
"Les autorités veulent cacher les insuffisances de l'Etat et protéger les réseaux de corruption" |
"Nos prédécesseurs avaient bien tenté d'empêcher la construction de ce lotissement en raison des risques connus d'effondrements", se lamente le maire de la commune, Oscar Ortiz. "Mais la Cour suprême de justice avait décidé de valider le projet des promoteurs et en prime, de condamner la municipalité à une forte amende pour avoir retardé les travaux", s'exclame-t-il, jurant que cette fois "la justice devra aller au bout de ses investigations".
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