© INTERNEEhud Barak a rappelé sa délégation pour consultations et a suspendu les discussions jusqu'à nouvel ordre. |
Eprouvantes négociations à Taba
Ce nouveau drame montre une fois de plus à quel point le processus de paix reste otage de la violence. "Nous ne laisserons pas de misérables assassins saboter notre processus de paix", s'indignait mardi soir le ministre israélien de la Justice, Yossi Beilin, peu avant de repartir pour Israël. Le matin même, pourtant, Israéliens et Palestiniens s'efforçaient encore, en deux groupes séparés, de mener à bien des sessions de pourparlers marathons, dans un hôtel de luxe isolé, au sommet d'un pic rocheux de la côte est de l'Egypte. La deuxième soirée s'était déroulée de manière plutôt positive, la délégation israélienne ayant invité leurs homologues palestinien à dîner dans la ville d'Eilat, sur la mer Rouge. "Nous allons poursuivre les négociations jusqu'à vendredi pour explorer les possibilités de parvenir à un accord", avait pour sa part déclaré le chef de la délégation de Yasser Arafat, Ahmed Qoreï. "Les négociations sont sérieuses, avait de son côté déclaré le ministre israélien des Transports, Amnon Lipkin-Shahak, mais il n'y a eu aucune percée et aucun accord n'est intervenu sur aucun des sujets traités. Les divergences subsistent aussi bien sur les questions territoriales que sur les arrangements de sécurité et les autres sujets".
"Il faut trouver un moyen pour que la gestion effective de la vie à Jérusalem soit faite en commun." Ehud Barak |
La violence enraye les négociations
Ces déclarations avaient déjà semé le trouble chez les responsables palestiniens, qui exhortaient aussitôt le Premier ministre israélien à ne pas envenimer les choses. Venant s'ajouter au pessimisme du négociateur palestinien Saëb Erakat, lequel pensait qu'un accord ne pouvait être trouvé dans les 10 jours, le double meurtre de Tulkarem est une nouvelle épreuve que devront surmonter les deux parties, si elles tiennent à un accord de paix.
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