© INTERNETout se passe comme si les vainqueurs et les vaincus du scrutin historique du 6 février n'étaient pas ceux que l'on croit. |
En Israël même, une grande majorité croit que, le Likoud à la tête de l'Etat, la paix en sortira renforcée, alors que les propos belliqueux de son champion tendraient à faire plutôt pencher la balance du côté de la violence. Le probable triomphe de "Arik" s'appuie sur une volonté de faire payer aux Arabes la violence quotidienne, les embuscades, les tirades anti-juives, les bombes dans les autobus de Tel-Aviv et d'ailleurs. Un Sharon au pouvoir saura faire face, aux yeux des Israéliens, à l'attitude ambiguë de Yasser Arafat et de ses affidées, suant sang et eau un jour pour établir un accord de paix, appelant le lendemain à l'escalade de l'Intifada, traumatisme dernier pour un pays qui se targue d'être la seule démocratie proche-orientale.
Côté palestinien en revanche, la répression, les brimades, les humiliations répétées subies par civils et politiques, les populations exilées, la vie quotidienne dans les bantoustans de la bande de Gaza, ont fini par faire resurgir le vieux démon de la guérilla. Seul levier politique efficace, l'Intifada version 2000 — et les morts qui tombent chaque jour, ou quasiment — est, aux yeux de beaucoup, la marque de l'impossibilité de parvenir à quoi que ce soit avec un Etat hébreu qui n'a toujours pas accepté l'existence d'une nation palestinienne. A terme, bien sûr, l'objectif reste l'instauration d'un Etat dont la pérennité ne sera garantie que par la paix avec son voisin.
Il n'y aura d'autre solution que le dialogue. |
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