© INTERNE"Mafias et contrebande : cigarettes, une crime organisé"
Cette semaine en couverture de Courrier international
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On comprend le souci du président d’envoyer des messages favorables à l’industrie, d’élargir les marchés d’exportation vers l’Amérique latine et de rassurer les consommateurs. |
L’actuelle situation économique n’est pas encore très catastrophique: la croissance de cet hiver, bien servie par un temps plutôt clément qui n’a pas ralenti le bâtiment, pourrait bien être égale à celle de l’Europe, entre 2,5% et 3% en valeur annuelle. Si le chômage est remonté d’un demi-point, certains marchés (automobile, électroménager) demeurent porteurs. Mais les craintes d’une récession plus forte agissent sur le comportement de consommateurs qui n’ont pas reconstitué la moindre réserve d’épargne et soldent leur fin de mois avec leurs gains boursiers. La prudence actuelle des marchés d’actions pourrait donc fort bien se traduire par une contraction plus forte que prévu de la demande des ménages, malgré la diminution annoncée des impôts. Au niveau atteint par les déficits de la balance commerciale, un ralentissement des investissements de portefeuilles étrangers, notamment européens, pourrait par conséquent se traduire par une chute trop rapide du dollar, qui viendrait enrayer les deux baisses de taux décrétées par la FED d’Alan Greenspan. Sur cette chaussée glissante, la manœuvre sera donc délicate: on comprend le souci du président d’envoyer des messages favorables à l’industrie (le bouclier spatial), d’élargir les marchés d’exportation vers l’Amérique latine (la relance du libre-échange interaméricain) et de rassurer les consommateurs.
Mais cela ne résout pas la seconde équation du champ: celle de l’OPEP. Il y a peu de doute à entretenir sur la réalité de l’offensive qui se prépare entre Saoudiens et Vénézuéliens. Le cheikh Yamani a dénoncé, voilà quinze jours, à Londres, l’abandon par Riyad de la stratégie classique d’élargissement des parts de marché au profit d’une approche fondée sur la hausse du prix. Une tentative de coup d’Etat militaire a bien eu lieu contre le général Chávez début février, et la campagne contre le régime populiste de Caracas commence à prendre forme. Mais il semble bien prématuré de tabler sur un renversement de la politique actuelle dans la Caraïbe, même si le chef d’état-major actuel de l’armée vénézuélienne demeure un proche de l’ancien président social-démocrate, Carlos Andrés Pérez.
Son père George Ier était tombé sous les coups de Clinton à cause d’une récession plus forte que prévu et d’une crise irakienne finalement assez mal maîtrisée. |
Son père George Ier était tombé sous les coups de Clinton à cause d’une récession plus forte que prévu et d’une crise irakienne finalement assez mal maîtrisée, après le triomphe apparent de l’hiver 1991. Voici que GeorgeII se voit obligé, au tout début de son règne, de combattre une nouvelle et insidieuse récession, d’abord sur le champ de bataille irakien puis dans les rues étroites des villages de Palestine.
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