© INTERNELe Conseil de sécurité de l'ONU a voté à l'unanimité la résolution 1345, qui "condamne vigoureusement" la guérilla albanaise. |
| Le Tribunal pénal international (TPI) a ouvert une enquête sur de possibles crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis par les rebelles albanais dans le sud de la Serbie et par des groupes albanais armés au Kosovo, a annoncé mercredi à La Haye le procureur du TPI Carla Del Ponte. L'une des enquêtes concerne les activités de l'Armée de libération nationale de Presevo-Bujanovac-Medvedja (UCPMB), dans le sud de la Serbie, depuis novembre 1999 jusqu'à aujourd'hui. Lors d'une conférence de presse, Mme Del Ponte a indiqué qu'une autre enquête avait été ouverte par le TPI concernant les activités "de groupes armés albanais non identifiés" au Kosovo de juin 1999, date d'entrée des troupes de l'Otan, jusqu'à aujourd'hui. C'est la première fois que le TPI lance une enquête sur les rebelles albanais actuellement actifs dans le sud de la Serbie. Une précédente enquête est en cours depuis plusieurs mois sur les crimes éventuellement commis par l'Armée de libération du Kosovo (UCK), la guérilla albanaise du Kosovo, pendant son conflit avec les forces de Belgrade. L'UCK du Kosovo a été officiellement dissoute après la guerre. |
Les rebelles décidés à se battre
Mais les rebelles albanais n'ont rien voulu entendre des menaces de la Macédoine. L'Armée de libération nationale des Albanais n'a "absolument pas" l'intention de se plier aux injonctions du gouvernement, a prévenu un responsable de l'UCK, joint par téléphone depuis le Kosovo. "Nous ne lâcherons pas, a-t-il averti mercredi, nous allons avancer et ouvrir de nouveaux fronts", jurant que les maquisards constituaient une "armée organisée" présente "dans toutes les régions albanaises de Macédoine."
Trois heures avant l'expiration de l'ultimatum, l'UCK a toutefois fait savoir qu'elle "ne tirera pas tant que les forces macédoniennes n'ouvrent pas le feu", ajoutant que la guérilla était "pour le dialogue" avec Skopje. "La balle est dans le camp de la Macédoine", a affirmé le commandant Hoxha, interrogé par téléphone depuis Pristina. Malgré la fin de l'ultimatum, aucun coup de feu n'a été entendu dans la nuit.
L'UCK a réitéré sa proposition de faire du pays une fédération de deux entités, ayant chacune sa propre langue et son propre drapeau. |
Pour ne rien attiser, les deux principaux partis politiques des Albanais de Macédoine, présents au sein de la coalition gouvernementale, ont exhorté les belligérants à faire cesser la violence. "Nous appelons les groupes qui ont pris les armes sur le territoire de notre Etat à les déposer et à regagner leurs foyers, lisait-on ainsi mardi dans une déclaration commune, signée en présence de Javier Solana, haut représentant de l'Union européenne pour les Affaires étrangères. Nous condamnons le recours à la force entre les forces de sécurité de l'Etat et les rebelles installés dans les redoutes en surplomb de Tetovo." Pour autant, les habitants de Tetovo — albanais et macédoniens — vivaient mercredi dans l'angoisse. "J'espère que les militaires ne vont pas intervenir, commentait ainsi un agent de change albanais souhaitant conserver l'anonymat, mais il faut que les combats cessent."
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"Crise dans les Balkans"
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