© INTERNELa plupart des civils albanais qui vivaient dans les zones sous contrôle de la guérilla avaient majoritairement refusé de quitter leurs foyers. |
On ignore encore le bilan de cette opération des forces gouvernementales contre les rebelles de l'UCK, des informations contradictoires circulant encore vendredi après-midi. Alors que, dans la matinée, un capitaine de la Kfor basé à Tetovo affirmait que 150 à 200 civils albanais de Macédoine, blessés dans les bombardements, avaient passé la frontière avec le Kosovo pour y demander "une assistance médicale", un porte-parole de la Force multinationale de l'Onu basé à Skopje a plus tard démenti cette information. "Selon nos informations, vingt personnes ont traversé la frontière Macédoine-Kosovo, dont onze enfants et neuf adultes. L'une d'entre elle, touchée par des éclats, a été soignée l'hôpital militaire allemand à Prizren, dans le sud du Kosovo.
Engagement unanime
Côté diplomatique, la communauté internationale commençait à s'inquiéter jeudi de la tiédeur de l'engagement des leaders albanais du Kosovo pour condamner les actes de guérilla. Le commissaire européen aux Relations extérieures, Chris Patten, s'est ainsi interrogé devant la presse, après une longue réunion avec quelques responsables albanais : "Comment puis-je justifier devant les contribuables, les parlementaires et les médias européens que nous devons investir de grosses sommes d'argent si les leaders politiques ne s'engagent pas" sur des principes tels que la démocratie ?
"Nous, dirigeants des partis politiques du Kosovo, appelons les groupes extrémistes qui ont pris les armes sur le territoire de la Macédoine à les déposer immédiatement." |
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