© INTERNEJeudi matin, la vie avait repris son cours normal dans les rues de Bujumbura, comme si rien ne s'était passé. Les mutins se sont tous rendus durant la nuit, après quelques heures de négociations, sans violence ni coup de feu. Hostile au président Pierre Buyoya, en voyage à Libreville (Gabon), le mystérieux " Front patriotique de la Jeunesse " s'était brièvement emparé de la radio-télévision nationale.
Vers 16H15, un militaire, parlant en kirundi, avait ainsi annoncé la "suspension" du gouvernement du président Pierre Buyoya, la fermeture des frontières et l'instauration d'un couvre-feu. D'après la traduction, effectuée par tf1.fr, le texte du communiqué scandait plusieurs points, affirmant notamment : "1. Le président Pierre Buyoya et son gouvernement sont suspendus, puisqu'ils travaillent secrètement avec les rebelles au lieu de défendre leur peuple. 2. Le parlement est suspendu aussi, puisqu'il abrite des rebelles. 3. Les frontières sont fermées."
Coups de feu
Pendant plusieurs heures, la situation est restée très confuse, au point que le ministère des Affaires
| Le président Buyoya, un officier tutsi hissé au pouvoir à la faveur d'un coup d'Etat en 1996, est actuellement en visite dans la capitale du Gabon, où il négocie avec les rebelles hutus qui combattent l'armée régulière de Bujumbura depuis 1993. Un accord de paix prévoyant un meilleur partage du pouvoir a été signé le 28 août 2000 à Arusha, en Tanzanie, par le pouvoir et l'opposition, mais pas par les principaux groupes rebelles. |
Il semble que les putschistes, menés par le lieutenant Gaston Ndakarutimana, ne refusaient pas l'accord de paix signé le 28 août 2000 à Arusha (Tanzanie) par le gouvernement et l'opposition hutue et tutsie pour mettre fin à la guerre civile, mais récusaient les signataires, accusés de rechercher des postes et non le bien du pays.
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