© INTERNE"Nous devons arrêter de tirer et commencer à discuter. Les tirs n'aident aucune partie."
"Au lieu de nous tirer dessus, nous devrons trouver un moyen de retourner aux négociations." Depuis des mois, le ministre de la Coopération régionale puis chef de la diplomatie israélienne Shimon Peres ne cesse de répéter, comme mardi, à Ankara, cette idée simple. "Nous devons arrêter de tirer et commencer à discuter, a-t-il insisté après avoir rencontré le ministre des Affaires étrangères turc, Ismail Cem. Les tirs n'aident aucune partie." Quelques heures plus tôt, l'Autorité palestinienne réagissait au pilonnage à la roquette antichar d'un poste de sécurité de Gaza en accusant Israël de mener "une guerre déclarée" contre elle. Même logique côté israélien, l'attaque de Tsahal, qui a tué un médecin militaire palestinien, étant une réponse à des tirs palestiniens contre une colonie juive.
VISITE TECHNIQUE La Turquie entretient des relations étroites avec Israël, avec qui elle a signé en 1996 un accord-cadre de coopération militaire, tout en maintenant de bonnes relations avec les Palestiniens. Shimon Peres est arrivé mardi à Ankara pour une visite de deux jours, au cours de laquelle il s'entretiendra avec le président Ahmet Necdet Sezer, le Premier ministre Bulent Ecevit et le ministre de l'Economie Kemal Dervis. L'achat d'eau à la Turquie a été évoqué. Ankara propose aux pays du Proche-Orient, notamment Israël, de leur vendre l'eau du fleuve Manavgat, près d'Antalya, sur la Méditerranée. Les deux parties ont en outre évoqué les moyens de renforcer la coopération dans le secteur de la technologie de pointe et de l'agriculture. |
En acceptant de passer un accord avec la droite pour participer au gouvernement d'Ariel Sharon, Shimon Peres avait pris deux risques politiques importants. Le premier était de définitivement déchirer le parti travailliste, entre partisans d'une alliance de raison pour mater les tentations répressives du Likoud et opposants de toujours à une droite considérée comme suicidaire. Le second était de se retrouver les mains liées, une fois à la tête de quelques ministères, fussent-ils stratégiques. Pour autant, politiquement, aucun scrupule ne l'a retenu. Ainsi s'est-il retrouvé à la tête du ministère des Affaires étrangères, sous l'autorité d'un Premier ministre qui ne partage en rien ses vues sur le processus de paix avec les Palestiniens. Après avoir esquivé le premier risque, peut-être affrontera-t-il le second à son retour en Israël.
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