© INTERNELe Premier ministre israélien Ariel Sharon a des "remarques à faire", mais le ministre palestinien de la Coopération internationale Nabil Chaath refusera tout "amendement". Il reste que le plan de paix jordano-égyptien est le premier texte formellement présenté pour mettre fin à la violence au Proche-Orient, depuis l'éclatement de l'Intifada au mois de septembre dernier. Ariel Sharon, qui avait rejeté une telle initiative dans un premier temps, a finalement accepté d'en discuter, dépêchant très prochainement en Egypte son ministre des Affaires étrangères Shimon Peres, porteur de "remarques de fond". De son côté, Nabil Chaath a tenu à préciser que son gouvernement avait "entendu dire que les Israéliens veulent apporter des modifications à ce plan", mais qu'il n'accepterait "aucun amendement de fond".
Simple mais exigeant, le texte de l'initiative d'Amman et du Caire comporte trois volets : mettre un terme à la crise politique israélo-palestinienne, rétablir la confiance sur le terrain et reprendre les négociations. En voici les grandes lignes :
Mesures visant à mettre un terme à la crise
- Les deux parties devront prendre chacune des mesures concrètes pour mettre un terme aux violences et rétablir le calme, une semaine après l'acceptation de ce plan.
- Mettre fin au blocus militaire, économique et financier des territoires de Cisjordanie et Gaza, permettre la libre circulation des personnes et des marchandises, s'abstenir d'utiliser des armes interdites par la communauté internationale.
- Retrait, en parallèle, par Israël, jusqu'aux positions qu'elles occupaient en septembre 2000, de toutes ses forces, chars et véhicules blindés de leurs positions aux abords des villes, villages et camps de réfugiés palestiniens.
- Déblocage immédiat de tous les fonds et arriérés dus à l'Autorité palestinienne.
Mesures visant à rétablir la confiance
Mise en œuvre immédiate des résolutions adoptées au sommet de Charm el-Cheikh.
- Gel total et immédiat de la politique de colonisation, y compris à Jérusalem.
- Mise en œuvre mutuelle des accords sécuritaires conclus.
- Protection de tous les Lieux saints chrétiens et musulmans.
Reprise des négociations
- Le deux parties devront décider de reprendre leurs négociations en vue d'un règlement définitif sur toutes les questions figurant à leur agenda, comme celle de Jérusalem, des réfugiés palestiniens, des frontières, des colonies, de la sécurité, et de l'eau, en vue d'appliquer pleinement les résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité des Nations unies.
- Le plan jordano-égyptien stipule également que les négociations devront "préserver les progrès enregistrés durant la période s'étendant entre novembre 1999 et janvier 2001", y compris durant le sommet avorté de Camp David en juillet 2000 et les discussions de Taba, en Egypte, menés sous le précédent gouvernement travailliste d'Ehud Barak.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




