© AFPLes actes malveillants continuent de frapper aveuglément à travers la planète et de faire des victimes. En 2000, selon le rapport annuel du département d'Etat sur le terrorisme dans le monde, le nombre d'attentats a augmenté de 8%, passant à 423 (contre 392 en 1999). Les auteurs du rapport expliquent que cette augmentation serait essentiellement due à une vague d'attaques à la bombe (pas moins de 152) contre un oléoduc international en Colombie. Le nombre d'attentats à caractère anti-américain est lui passé de 169 en 1999 à 200 l'année suivante. Le plus grave, perpétré contre le navire USS Cole le 12 octobre dans le port d'Aden, a coûté la vie à 17 marins américains. A l'inverse, le nombre des attentats en Europe occidentale a chuté de 85 à 30, en raison d'une forte diminution en Allemagne, en Grèce, en Italie et en Turquie. L'explosif reste l'arme préférée des terroristes, avec 273 attentats à la bombe recensés, contre 68 attaques à main armée et 55 enlèvements, entre autres.
Le nombre de morts a pour sa part très fortement augmenté, avec 405 tués en 2000 contre 233 l'année précédente. Le nombre de personnes blessées par des actes terroristes a augmenté dans une moindre proportion (791 blessés en 2000 contre 706 en 1999). L'Asie vient largement en tête pour le nombre de personnes tuées dans des attentats, avec 281 morts, suivie par l'Afrique (73), l'Amérique latine et le Proche-Orient (19 chacun), la région eurasienne (12), l'Europe occidentale (1). Aucun attentat n'a été enregistré l'an dernier en Amérique du nord.
Des mers peu fréquentables
Selon un autre rapport, rendu par le Bureau Maritime International, les actes de piraterie maritime dans le monde ont grimpé de 21,5% au cours des trois premiers mois de 2001. Quelque 68 actes de piraterie ont été enregistrés au premier trimestre 2001, contre 56 au premier trimestre 2000, et seulement 16 sur les trois premiers mois de 1991, indique l'IMB dans son rapport trimestriel paru mardi. L'organisation souligne que le bilan est sans doute encore plus lourd, de nombreux incidents n'étant jamais rapportés, ou seulement plusieurs mois après les faits.
Les eaux situées au large de l'Indonésie, du Bangladesh et dans le détroit de Malacca, passage obligé de nombreux navires naviguant vers le Japon, sont considérées comme particulièrement dangereuses. La plupart des attaques ont concerné des bateaux-citernes, des conteneurs et des tankers, et plus de la moitié ont eu lieu en mer. L'Inde, le Nigeria et le sud de la mer Rouge ont également été victimes d'attaques répétées. A elles seules, ces six zones représentent 75% des incidents rapportés à l'IMB.
Bien que le nombre d'attaques ait augmenté, la violence envers les équipages a légèrement diminué: 60 agressions ont été comptabilisées sur les trois premiers mois de 2001, contre 68 au cours de la période correspondante de 2000. Aucun membre d'équipage n'a été tué depuis le début de l'année, mais 12 ont été blessés, contre aucun tué et cinq blessés au premier trimestre 2000.
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