© INTERNEMardi, Ariel Sharon, rompant avec l’escalade de la violence des jours précédents, ordonnait à l'armée israélienne d'observer un cessez-le-feu unilatéral et de ne répliquer aux Palestiniens qu'en cas d'attaque. Une trêve qu’il souhaitait voir observée par tous, Israéliens comme Palestiniens. Mais pour ces derniers, après les récents bombardements de cibles symboliques de l’Autorité palestinienne ou de sièges de la force 17, l’heure n’est pas à la détente. Même s’il réclame une reprise des négociations, un nouveau sommet international lors de ses visites à l’étranger, Arafat, empêtré dans un double langage pour se concilier les "durs" parmi les Palestiniens, ne pourrait pas aujourd’hui stopper la violence des siens. L’appel de Sharon n’a pas été entendu ; les Palestiniens ont continué leurs attaques, affirmant que ce cessez-le-feu n’était qu’une tromperie et que l’armée israélienne poursuivait ses opérations.
![]() Hadera, vendredi : une nouvelle fois, le ballet des ambulances... - DR |
Le Hamas et ses "candidats au martyre"
Une menace qui s’est concrétisée dans l’après-midi à Hadera, où un deuxième attentat suicide perpétré avec une voiture piégée a fait deux morts, apparemment ses deux auteurs, et blessé 12 personnes. Cette deuxième opération a été revendiquée par le Djihad islamique. "Un terrible désastre aurait pu se produire et c'est un miracle qu'il n'y ait pas un plus grand nombre de blessés", a commenté un porte-parole de la compagnie de bus Egged. Le 18 mai, dans cette même ville, un autre attentat suicide, revendiqué par le Hamas, avait tué cinq personnes et le conducteur palestinien.
Après ces deux attentats, on pouvait s’attendre à un nouveau durcissement du gouvernement israélien, voire à une reprise des offensives de Tsahal en territoire palestinien. Le ministre travailliste des Transports, Ephraïm Sneh, l’avait d’ailleurs laissé entendre lors d’une intervention à la télévision publique israélienne, en déclarant : "il semble que nous allons devoir prendre des mesures que nous avons décidé de suspendre". Mais Ariel Sharon veut encore laisser sa chance à la trêve. Officiellement, elle va rester en vigueur côté israélien, "même si", affirme Sharon, "nous devons attendre quelques jours pour donner aux Palestiniens la chance de décréter un cessez-le-feu".
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