© INTERNEDes chasseurs de l'aviation israélienne ont survolé la plaine de la Bekaa et Beyrouth, crevant le mur du son à deux reprises. |
L'AMERIQUE S'EN MELE Le secrétaire d'Etat américain Colin Powell a apporté lundi son soutien au rapport Mitchell estimant qu'il peut servir de base pour faire cesser la violence au Proche-Orient et a nommé un médiateur pour mettre en œuvre ses recommandations. Il a appelé Israéliens et Palestiniens à réaffirmer leur engagement en faveur des accords déjà signés et à reprendre leur discussions sur les questions de sécurité. M. Powell a indiqué que son médiateur, William Burns, nommé "assistant spécial" auprès du secrétaire d'Etat, contribuerait à la mise en place d'un calendrier pour mettre un terme aux violences et reprendre les négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens. Il a également demandé à l'ambassadeur des Etats-Unis en Israël et à son consul général à Jérusalem d'entamer des démarches auprès des dirigeants israéliens et palestiniens "afin de faciliter la mise en œuvre des recommandations" du rapport Mitchell, officiellement présenté lundi. M. Powell a enfin insisté sur la nécessité pour le gouvernement d'Ariel Sharon de "cesser toute activité de construction dans les colonies de peuplement" afin de contribuer à restaurer la confiance entre les deux parties, tout en appelant l'Autorité palestinienne de Yasser Arafat à réprimer les attaques dirigées contre Israël. |
Jamais peut-être la crise israélo-palestinienne, qui depuis huit mois a fait près de 600 morts, n'aura frôlé d'aussi prêt la situation de guerre globale. Les mises en garde et les menaces se sont notamment multipliées ces derniers jours entre responsables israéliens et syriens. Le ministre israélien de la Défense Binyamin Ben Eliezer a ainsi menacé le président syrien Bachar al-Assad de riposter militairement contre les troupes de Damas en opération au Liban, si le Hezbollah attaquait des positions israéliennes. En réaction, le ministre syrien des Affaires étrangères s'est contenté de dire que son pays ne tenait pas compte des menaces du gouvernement Sharon.
Or, même si son secrétaire général adjoint a exclu "une guerre à grande échelle" avec Israël, le mouvement intégriste chiite est toujours une menace pour les Israéliens du nord, leurs obus de mortiers s'abattant régulièrement sur les zones frontalières de l'Etat hébreu. Moins elliptique que le responsable du Hezbollah, le chef d'état-major adjoint de Tsahal, estimait, lui, que les conditions d'une dégradation de la situation, qui pourrait elle-même déboucher sur une guerre avec la Syrie, étaient "potentiellement" réunies. Et, de fait, les mesures de sécurité ont été renforcées à la frontière nord d'Israël, par crainte d'une attaque du Hezbollah, un an après le retrait des positions de Tsahal en territoire libanais, le 24 mai 2000.
"La propagation du conflit deviendra une question de jours." |
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