© INTERNEElu en mai 1997 avec 70% des voix, Mohammad Khatami a décidé de briguer un second mandat de quatre ans. |
"On a évoqué mes doutes sur ma participation, s'est ensuite confié le président Khatami. C'est vrai. La raison de mes doutes, c'était le sort et les inquiétudes quant à l'avenir de la révolution et du pays, et je suis encore inquiet. J'aurais préféré servir le pays et le peuple ailleurs qu'à la présidence. Mohammad Khatami a par ailleurs affirmé que son objectif d'une "démocratie religieuse" serait "encore long" à atteindre pour l'Iran. "Notre société sera épargnée et préservée s'il y a dans notre pays une démocratie religieuse. Dans notre pays, nous avons un maillon qui manque, en raison de la séparation entre le peuple et le pouvoir, a-t-il souligné. Un révolutionnaire doit s'efforcer de remplir ce manque, et c'est par ce geste que nous servirons le caractère républicain de notre régime."
Un favori affaibli
Personne, dans les milieux politiques iraniens, ne doute de la victoire du président réformateur. Pourtant, jeudi, une soixantaine de personnes s'étaient portées candidates, s'ajoutant aux 67 enregistrées mercredi, soit plus d'une centaine au total, dont trois femmes, une première dans la République islamique. Mais le Conseil de surveillance, instance qui statue en matière électorale, ne devrait en retenir que quelques-uns. Lors du précédent scrutin présidentiel, le 23 mai 1997, le Conseil avait avalisé quatre candidatures sur plus de 200 dossiers présentés.
Aucun ténor de la politique n'avait encore fait acte de candidature. |
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