Proche-Orient : un texte toujours en discussion

Par L.V. , le 05 mai 2001 à 16h17 , mis à jour le 04 mai 2001 à 16h42

Yasser Arafat et le roi de Jordanie sont attendus ce week-end au Caire pour continuer à discuter du plan de paix égypto-jordanien. De son côté, Shimon Peres doit se rendre en Allemagne mardi pour évoquer la seule initiative formelle actuellement en discussion.

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Le plan de paix égypto-jordanien n'en finit pas d'être discuté, sans pour l'instant avoir été rejeté par les Israéliens ou les Palestiniens. Les navettes diplomatiques se multiplient d'ailleurs pour les deux parties, le président égyptien Hosni Moubarak recevant successivement, samedi et

SHARON SURFE SUR LES SONDAGES

Près de deux mois après son entrée en fonction, le Premier ministre israélien Ariel Sharon conserve le soutien d'une immense majorité de ses compatriotes, malgré la poursuite des violences israélo-palestiniennes. 70% des Israéliens en général et 78% de la population juive estiment que M. Sharon est "digne de confiance", contre 27% qui ont une opinion contraire et 3% sans opinion, selon un sondage publié vendredi par le quotidien à grand tirage Yédiot Aharonoth. Bien que 38% seulement des personnes interrogées déclarent que "Sharon a répondu à leurs attentes dans le domaine de la lutte contre le terrorisme", contre 32% d'un avis contraire, une majorité de 53% estime aujourd'hui que le conflit israélo-palestinien doit se régler par la voie politique. 25% des personnes interrogées estiment qu'il faudrait au contraire accroître la pression militaire, une minorité de 3% suggérant que l'armée devrait carrément réoccuper la Cisjordanie et la bande de Gaza.

dimanche, le président palestinien Yasser Arafat et le roi Abdallah II de Jordanie. Leurs entretiens seront évidemment centrés sur le plan de relance des négociations israélo-palestiniennes. De son côté, Shimon Peres est attendu mardi et mercredi à Berlin pour discuter de l'initiative, à l'occasion de sa première visite officielle en Allemagne depuis sa prise de fonctions au sein du gouvernement Sharon.

Le plan égypto-jordanien prévoit des arrangements pour un arrêt de la violence, des mesures de confiance, dont un gel de la colonisation juive, et la relance des négociations pour parvenir à un accord sur le statut définitif des territoires palestiniens dans un délai d'un an. Ce plan avait fait l'objet de discussions entre le ministre israélien des Affaires étrangères et les responsables égyptiens et jordaniens lors de ses visites au Caire et à Amman le 29 avril. "M. Peres nous a informé des amendements qu'Israël veut apporter au plan et nous lui avons indiqué que nous donnerions notre réponse après des consultations avec" les dirigeants palestiniens et jordanien, a déclaré un diplomate égyptien qui a requis l'anonymat.

"Israël refuse notamment de s'engager sur un arrêt de l'extension des colonies existantes et à la date-butoir d'un an pour achever les négociations sur le statut définitif, a indiqué le diplomate égyptien. Sur ce dernier point, la position israélienne est incohérente", a-t-il estimé, soulignant que "le plan égypto-jordanien reprenait le délai fixé par l'accord de Charm el-Cheikh [de septembre 1999] que les responsables israéliens se déclarent prêts à respecter". Pour sa part, le roi Abdallah II, attendu dimanche à Charm el-Cheikh, a mis en garde jeudi contre "une crise généralisée" dans la région "si on continue à opposer la violence à la violence, en tentant de tromper l'autre, en lui faisant croire qu'on va trouver une solution".

Par L.V. le 05 mai 2001 à 16:17
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