Abu Sayyaf : la traque continue

Par A.G. , le 03 juin 2001 à 07h29 , mis à jour le 03 juin 2001 à 07h59

Cinq otages philippins enlevés il y a une semaine par les guérilleros du groupe islamiste Abu Sayyaf se sont échappés dimanche alors que les rebelles qui affrontaient l'armée philippine ont réussi de leur côté à échapper aux militaires et s'enfuir dans la forêt.

abu sayyaf armee © INTERNE

Les rebelles du groupe islamiste Abu Sayyaf ont une nouvelle fois déjoué les militaires. Alors que la nuit tombait samedi sur l'île de Basilan, le groupe Abu Sayyaf a reçu des renforts et repoussé les forces philippines en utilisant des grenades et des rockets ce qui a entraîné la fuite de nombreux habitants des alentours. Après avoir réussi à franchir le cordon de sécurité établi par l'armée philippine en se servant de certains otages comme bouclier humain, les rebelles se sont enfuis dans la jungle. Avec eux se trouve un nombre indéterminé d'otages dont trois Américains. Les rebelles ont donc réussi à quitter l'hôpital et l'église de la ville de Lamitan situé sur l'île de Basilan (sud), où ils s'étaient retranchés, prenant en otages 200 personnes.

"vous n'avez pas d'endroit où aller. Aussi vaut-il mieux libérer les otages et vous rendre. Vous ne méritez qu'une balle".
Gloria Arroyo

Selon les autorités, cinq otages philippins ont réussi à s'échapper hier lors d'une attaque des militaires philippins contre les rebelles appartenant au groupe islamiste. Tous faisaient partis du premier groupe de personnes prises en otages ke 27 mai dernier dans une station balnéaire au large de l'île de Palawan (sud de l'archipel). Quatre autres otages avaient faussé compagnie à leur ravisseurs la veille, de la même manière. Par ailleurs, selon une radio locale, deux otages philippins auraient été abattus par les rebelles durant leur fuite dans la forêt.

Arroyo ne cèdera pas

Partisante d'une ligne dure, la présidente philippine Gloria Arroyo a promis de venir à bout des rebelles. Samedi, haranguant les dirigeants du groupe Abu Sayyaf, elle a dit: "vous n'avez pas d'endroit où aller. Aussi vaut-il mieux libérer les otages et vous rendre. Vous ne méritez qu'une balle". Un haut responsable du groupe Abu Sayyaf, Khadaffy Janjalani, figure parmi les rebelles tués, à l'issue du premier accrochage avec les militaires philippins, vendredi, qui a suivi la prise d'otages à Palawan le 27 mai. Par ailleurs, un autre dirigeant islamiste, Abu Sabaya, le porte-parole du groupe, ainsi que plusieurs de ses compagnons ont été blessés. De leur côté, les militaires philippins comptent 7 morts et 65 autres blessés dans les combats depuis vendredi, a précisé un porte-parole de l'armée.

Par A.G. le 03 juin 2001 à 07:29
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