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Albanie : législatives sous surveillance

Edité par
le 22 juin 2001 à 17h41 , mis à jour le 24 juin 2001 à 17h36.
Temps de lecture
4min
albanie drapeaux cartes-drapeaux monde

Crédits : INTERNE

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MondeLes élections législatives albanaises, dont le premier tour se déroule dimanche, s'annoncent serrées. Depuis deux semaines, la communauté internationale s'efforce de désamorcer les différends afin d'empêcher le pays de basculer dans la violence.

Le premier tour
des élections législatives s'annonce à la fois
serré et crucial,
3/5ème des députés élus choisissant
l'année prochaine
le chef de l'Etat.

Dans la soirée de mercredi, des unités de l'armée albanaise ont remplacé la police municipale devant les ministères et les institutions d'Etat à Tirana. Le pays est si habitué aux éruptions de violence depuis la chute du dictateur Enver Hoxha que la communauté internationale aura ce dimanche les yeux rivés sur la petite Albanie, bastion anarchique au cœur de l'Europe. Scruté à la loupe par l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et les chancelleries occidentales, le premier tour des élections législatives s'annonce à la fois serré et crucial, 3/5ème des députés élus choisissant l'année prochaine le chef de l'Etat.

Rivaux

Les deux principaux partis qui s'affronteront sont le Parti socialiste (PS) au pouvoir et le Parti démocrate (PD) de l'opposant tonitruant et ancien Premier ministre des années de la folie capitaliste, Sali Berisha. Celui-ci, moins virulent que par le passé contre "les communistes corrompus" du gouvernement, n'en a pas moins prédit un "chaos électoral", au regard des "manipulations des socialistes" et des "irrégularités" d'ores et déjà signalées à l'OSCE. "Quel que soit le résultat des élections, a toutefois mis en garde le Premier ministre en exercice, Ilir Meta, l'Etat ne laissera personne affecter la stabilité du pays. Lors de ces élections, il ne se passera rien."

Dans une allusion directe à Sali Berisha, populaire bête noire des socialistes, il a "averti tout le monde que les institutions d'Etat feront respecter la Constitution et se désintéresseront des politiciens qui n'accepteront pas le verdict du peuple". Habitué à contester les résultats électoraux, Sali Berisha avait déjà été au centre de toutes les critiques lors des précédentes législatives en 1997, après que le scrutin se fut déroulé sous la pression de bandes armées opposées aux ex-communistes, qui avaient détrôné son gouvernement libéral. Une vingtaine de personnes avaient été alors tuées lors d'accrochages violents.

Pataquès

Et comme si la situation n'était pas suffisamment explosive, un pataquès supplémentaire a été introduit dans une campagne mouvementée, à la grande indignation des Etats-Unis, de l'OSCE et de l'Union européenne. Les deux grandes formations politiques, Parti socialiste en premier, ont lancé dans la course électorale des pseudo "candidats indépendants". La raison de ce subterfuge est simple : il s'agit de grappiller quelques sièges supplémentaires à l'Assemblée, 100 députés étant élus à la majorité et 40 autres selon la représentation proportionnelle des partis.

Au-delà des péripéties politiques de ce scrutin, les socialistes
ont essentiellement mené campagne
sur le thème
de la continuité.

Au-delà des péripéties politiques de ce scrutin, les socialistes ont essentiellement mené campagne sur le thème de la continuité et de la préservation des acquis récents, tels que la politique en matière de travaux public et d'urbanisme, la garantie du paiement des salaires ou le retour d'une sécurité relative. A l'opposé, la droite a dénoncé la pauvreté extrême qui ronge beaucoup d'Albanais, appelant à un "nouveau commencement" pour balayer, selon elle, un régime apathique et truqueur.

Plusieurs incidents émaillent le scrutin

Deux personnes, un scrutateur et un électeur, ont été blessées par balles dans un bureau de vote d'un quartier périphérique de Tirana. L'incident est intervenu après des querelles entre des sympathisants de différents partis politiques. Les deux personnes sont légèrement blessées, a-t-on indiqué de même source.
Un peu plus tôt, des hommes armés étaient entrés dans un bureau de vote à Shllak dans le nord d
u pays, fief de l'opposition de M. Sali Berisha, et avaient incendié le matériel électoral.

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