Le premier tour |
Rivaux
Les deux principaux partis qui s'affronteront sont le Parti socialiste (PS) au pouvoir et le Parti démocrate (PD) de l'opposant tonitruant et ancien Premier ministre des années de la folie capitaliste, Sali Berisha. Celui-ci, moins virulent que par le passé contre "les communistes corrompus" du gouvernement, n'en a pas moins prédit un "chaos électoral", au regard des "manipulations des socialistes" et des "irrégularités" d'ores et déjà signalées à l'OSCE. "Quel que soit le résultat des élections, a toutefois mis en garde le Premier ministre en exercice, Ilir Meta, l'Etat ne laissera personne affecter la stabilité du pays. Lors de ces élections, il ne se passera rien."
Dans une allusion directe à Sali Berisha, populaire bête noire des socialistes, il a "averti tout le monde que les institutions d'Etat feront respecter la Constitution et se désintéresseront des politiciens qui n'accepteront pas le verdict du peuple". Habitué à contester les résultats électoraux, Sali Berisha avait déjà été au centre de toutes les critiques lors des précédentes législatives en 1997, après que le scrutin se fut déroulé sous la pression de bandes armées opposées aux ex-communistes, qui avaient détrôné son gouvernement libéral. Une vingtaine de personnes avaient été alors tuées lors d'accrochages violents.
Pataquès
Et comme si la situation n'était pas suffisamment explosive, un pataquès supplémentaire a été introduit dans une campagne mouvementée, à la grande indignation des Etats-Unis, de l'OSCE et de l'Union européenne. Les deux grandes formations politiques, Parti socialiste en premier, ont lancé dans la course électorale des pseudo "candidats indépendants". La raison de ce subterfuge est simple : il s'agit de grappiller quelques sièges supplémentaires à l'Assemblée, 100 députés étant élus à la majorité et 40 autres selon la représentation proportionnelle des partis.
Au-delà des péripéties politiques de ce scrutin, les socialistes |
Plusieurs incidents émaillent le scrutin | |








