"Toute allégation selon laquelle des morts auraient été causées par nos forces dans le nord est une invention."
Dans une dépêche datée de mercredi en début d'après-midi, l'agence officielle irakienne INA affirme qu'une escadre d'avions de chasse de l'US Air Force et de la RAF ont mené mardi un raid sur le village de Tel Afr, au nord de l'Irak. Vingt-trois personnes auraient trouvé la mort et onze autres auraient été blessées, alors qu'elles se trouvaient sur une place servant de terrain de football. La localité visée se trouve à 45 kilomètres à l'ouest de Mossoul, en pays kurde, à l'intérieur de la zone d'exclusion aérienne instituée à la suite de la Guerre du Golfe, en 1991.
Le Pentagone
Mais aussitôt, un porte-parole du commandement américain en Europe a démenti tout bombardement, sans nier que des patrouilles aériennes ont pris l'air dans la journée. Un porte-parole de la base américaine d'où décollent les avions en Turquie, ainsi que le ministère de la Défense britannique ont également fait savoir que les avions alliés n'avaient largué aucune munition sur l'Irak. "Nous pouvons confirmer que des avions de la coalition ont essuyé des tirs, mais ils n'ont pas répliqué", a ainsi déclaré un porte-parole du ministère. Le Pentagone, enfin, a catégoriquement démenti que des frappes aériennes aient été déclenchées sur le territoire irakien. "Toute allégation selon laquelle des morts auraient été causées par nos forces dans le nord est une invention", a déclaré son porte-parole Bryan Whitman.
Incidents quotidiens
C'est quasiment quotidiennement que des incidents opposent l'armée de Bagdad aux aviations américaine et britannique, chargées de la surveillance des deux zones d'exclusion, au nord et au sud du pays. Car, fort de l'absence de résolutions de l'ONU sur ces secteurs interdits, l'Irak ne les reconnaît pas officiellement. Depuis décembre 1998, le régime irakien aurait dénombré 350 morts et un millier de blessés lors de différents raids aériens menés par les forces alliées américano-britanniques.
Déjà lundi dernier, INA faisait état de 12 sorties aériennes en provenance d'Arabie Saoudite par des avions occidentaux appuyés par un AWACS...
Déjà lundi dernier, INA faisait état de 12 sorties aériennes en provenance d'Arabie Saoudite par des avions occidentaux appuyés par un AWACS, de 25 sorties soutenues par un E-2C en provenance du Koweït et de 22 sorties en provenance de Turquie. Les patrouilles américano-britanniques auraient alors survolé les provinces de Basra, Thi-Qar, Muthana, Meisan, Wassit, Najaf, Qadissiya et Kerbala, avant d'être "éconduites par les missiles et les défenses anti-aériennes irakiennes jusqu'à leurs bases".






