"Israël poursuivra ses efforts pour mettre en oeuvre le document Tenet." Présidence du Conseil israélien |
Israël maintient le cessez-le-feu, il défendra ses soldats et ses citoyens contre toute agression et accuse l'Autorité palestinienne de ne pas respecter ses engagements : c'est la conclusion de la longue et cruciale réunion du cabinet de sécurité, tenue mercredi matin à Jérusalem. Un communiqué publié par la présidence du Conseil israélien à la mi-journée stipule que l'Etat hébreu "poursuivra ses efforts pour mettre en oeuvre le document Tenet", sans pour autant retirer les positions de Tsahal des zones sensibles de la bande de Gaza et de Cisjordanie "tant que la terreur n'aura pas cessé".
"Lors de la [prochaine] rencontre sécuritaire, Israël présentera son plan de redéploiement militaire aux Palestiniens tout en soulignant que ce redéploiement ne pourra être effectué qu'une fois obtenu l'arrêt des actes de terrorisme", conclut le communiqué.
Malgré les rumeurs et les pressions, Ariel Sharon et son cabinet de sécurité n'ont donc pas, comme beaucoup le craignaient, choisi de rompre la trêve arraché de haute lutte par le directeur de la CIA George Tenet le 13 juin. Même Shimon Peres, d'ordinaire plus prudent, craignait en effet qu'Israël ne change de posture. La radio militaire israélienne rapportait mardi après-midi le décompte effectué par le ministre des Affaires étrangères : suite au cessez-le-feu obtenu à l'arraché, 54 violations auraient été enregistrées. Et, de l'avis de Shimon Peres, l'Autorité palestinienne n'aurait pris aucune mesure coercitive ni préventive à l'encontre de leurs auteurs. Le Premier ministre Ariel Sharon avait dès mardi évalué avec le ministre de l'Intérieur et des responsables des forces de sécurité la situation sur le terrain, au lendemain de l'assassinat de deux colons juifs en Cisjordanie.
Relayant un nouvel appel du président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat, en visite à Madrid, au déploiement dans "les zones sensibles" d'observateurs internationaux, Yossi Sarid estimait qu'une initiative en ce sens du gouvernement Sharon était seule à même de garantir la pérennité des accords conclus. Mais Yasser Arafat avait, en outre, insisté pour dire qu'il ne "tolérait aucun acte, ni aucune prise de position qui va à l'encontre du cessez-le-feu et du rapport de la commission Mitchell". Tout en soulignant "la poursuite de la violence par les colons" israéliens.