© INTERNEOfficiellement, sa mission consiste à aider les forces en présence à trouver une solution politique à la crise. |
Vœux
Pour ce qui le concerne, François Léotard a posé quelques balises, en évoquant sa mission mercredi. Premièrement, "il n'est pas question de remettre en cause les frontières qui sont celles de la Macédoine aujourd'hui", déboutant d'emblée les chantres d'un réaménagement de la zone pour unifier les populations albanaises du Kosovo, de Serbie et de Macédoine. Ou les tenants d'une "fédéralisation" de la Macédoine, réservant un territoire autonome aux Albanais. Ensuite, "il n'est pas question de remettre en cause la légitimité du gouvernement macédonien", a-t-il assuré.
Mais, contrairement au secrétaire général de l'Otan George Robertson qui considère qu'il n'y a "pas de place à la table de négociation pour ceux qui préfèrent les balles aux bulletins de vote", François Léotard estime qu'il "faut bien discuter avec cette guérilla". Pour s'efforcer de gommer tout désaccord, le député du Var a tenu à nuancer ses propos avant de partir pour Skopje, jeudi, en affirmant que "la position de l'Union européenne n'a pas changé : la guérilla albanophone n'a pas de place dans le dialogue politique qui doit être mené par la seule participation des représentants légitimes des partis politiques".
Efforts
Depuis les premiers combats, sur les hauteurs de Tetovo à la fin de l'hiver, le gouvernement macédonien n'a pourtant pas ménagé ses efforts pour rétablir le calme. Négociations avec les partis albanais déjà présents au gouvernement, élaboration d'un plan de paix : rien n'y aura fait jusqu'à aujourd'hui, des combats violents entre l'armée et l'UCK ayant encore retenti mercredi au nord d'Aracinovo, à moins de 20 kilomètres de Skopje.
Une frange de la population slave tient les Albanais pour des profiteurs et des parasites et l'UCK pour une bande criminelle mafieuse. |
Intérêt
Dans ce contexte, François Léotard ne pourra pas se contenter de défendre uniquement des valeurs humanistes. Pour que les parties belligérantes s'y soumettent, sans doute faudra-t-il qu'elles en voient l'intérêt. En quatre mois.
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