© INTERNEUn calme précaire semble régner sur le territoire israélien et dans les territoires palestiniens.
Paradoxalement, il aura fallu qu'un terroriste palestinien se fasse exploser avec sa ceinture de dynamite, vendredi soir à l'entrée d'une discothèque de Tel-Aviv, pour que la reprise des négociations de paix israélo-palestinienne soit de nouveau en vue. Alors que les violences étaient devenues chaque jour plus brutales et inquiétantes, un calme précaire semble régner sur le territoire israélien et dans les territoires palestiniens depuis que le président Yasser Arafat a proclamé vendredi un "cessez-le-feu inconditionnel".
Des affrontements localisés ont encore fait des blessés mardi et mercredi, comme au nord de Ramallah où un bébé juif de six mois a été sérieusement blessé par un jet de pierre, ou en Cisjordanie où un Arabe israélien a été blessé par balles aux jambes, alors qu'il circulait dans sa voiture. Par ailleurs, des tirs contre des colonies israéliennes de la bande de Gaza ont été signalés. Et plusieurs dizaines de milliers de colons ont bruyamment manifesté mercredi soir à Jérusalem, pour exhorter Ariel Sharon à faire engager l'épreuve de force avec les Palestiniens. Toutefois, le ministre des Affaires étrangères israélien Shimon Peres a tenu à souligner mercredi à la radio "le changement survenu ces derniers jours sur le terrain", insistant pour qu'Israël fasse "preuve de retenue" et donne "à Arafat l'occasion de concrétiser le cessez-le-feu". Il a ajouté que la question du gel de la colonisation en territoire palestinien, recommandation majeure du rapport Mitchell et exigence répétée de la communauté internationale, serait débattue "une fois le cessez-le-feu concrétisé sur le terrain et après une période [test] d'accalmie".
Grondements
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Le Premier ministre israélien Ariel Sharon a violemment pris à partie Yasser Arafat, dans une interview parue jeudi.
Pourtant, le Premier ministre israélien Ariel Sharon a violemment pris à partie Yasser Arafat, dans une interview parue jeudi dans l'hebdomadaire allemand Stern, le qualifiant personnellement "d'assassin" et de "menteur pathologique", affirmant "qu'une partie" de l'argent alloué par l'Union européenne à l'Autorité palestinienne "est utilisée pour soutenir les organisations terroristes" et "acheter des armes". Pour l'heure, la direction palestinienne n'a pas réagi à ces propos. Sans doute, dans un climat aussi instable et brûlant, préfère-t-on s'en tenir aux mots prononcés par Shimon Peres, qui depuis quelques mois déploie tous ses efforts pour garder la haute main sur la diplomatie de l'Etat hébreu, en dépit de ses divergences avec son chef de gouvernement.
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