Arafat appelle à un sommet extraordinaire

Par J.K , le 18 juillet 2001 à 18h53 , mis à jour le 18 juillet 2001 à 18h58

Yasser Arafat a demandé la tenue d'un sommet extraordinaire consacré à "l'escalade israélienne contre les Palestiniens". Le président égyptien a de son côté violemment condamné l'attitude d'Ariel Sharon.

arafat portrait © INTERNE

Le président palestinien Yasser Arafat appelle à la tenue d'un sommet arabe extraordinaire consacré à "l'escalade israélienne contre les Palestiniens". Il a déjà obtenu aujourd'hui un soutien financier et politique de la Ligue arabe. Le comité ministériel de la Ligue arabe, réuni depuis ce matin en session extraordinaire au Caire, a approuvé la proposition de l'Arabie Saoudite : une aide financière mensuelle de 45 millions de dollars accordée aux Palestiniens jusqu'à la fin 2001.

Appel au G8

Le comité a également appelé le G8 à envoyer des observateurs internationaux dans les territoires palestiniens. "Le sommet du G8 doit adopter une position ferme vis-à-vis des pratiques israéliennes contre le peuple palestinien et assurer une surveillance de nature à garantir l'application des accords israélo-palestiniens et des résolutions internationales", indique le communiqué du comité. Cette demande d'observateurs internationaux s'est toujours heurtée au refus israélien.

Colin Powell, le secrétaire d'Etat américain, a pour sa part jugé "prématuré" mercredi cet envoi en raison de l'absence de négociations politiques mais surtout de la violence qui continue de sévir. En effet, mardi, un raid israélien sur Bethléem a fait quatre morts dont deux activistes du mouvement islamiste radical Hamas.

Renforts de blindés et d'infanterie

La situation actuelle fait le désespoir du président égyptien Hosni Moubarak, l'un des principaux alliés des Etats-Unis dans la région et qui joue le rôle d'intermédiaire. "Je jette l'éponge", a-t-il déclaré. Et d'ajouter : "Le dialogue est inutile. Avec Sharon, le Premier ministre israélien, il n'y a pas de solution, c'est un homme qui ne connaît que les meurtres, les frappes et la guerre". Pendant ce temps, en Israël, le cabinet de sécurité était également en réunion. Il a confirmé son feu vert pour une "politique d'interception des terroristes" et adopté un programme contre les infiltrations de Palestiniens en Israël. Cela se traduit depuis plusieurs jours par le déploiement de renforts de blindés et d'infanterie autour des villes palestiniennes, notamment à Jénine et Bethléem.

Par J.K le 18 juillet 2001 à 18:53
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