© INTERNELa résolution internationale "pétrole contre nourriture", conclue au lendemain de la guerre du Golfe, prend officiellement fin ce mercredi, à 6 heures du matin (heure française). Mais les Britanniques ayant annoncé leur intention de repousser le vote du Conseil de sécurité, la situation devrait rester bloquée. Au cœur du débat et première explication à ce blocage : le pétrole, utilisé par l'Irak comme une arme de négociation implacable.
Début Juin, Bagdad avait arrêté totalement ses exportations pour protester contre la reconduction pour un mois, au lieu de six, de cette dérogation à l'embargo qui lui permet depuis 1996 de vendre du pétrole sous contrôle international pour acheter des vivres et des médicaments. La situation reste tendue, même si le sous-secrétaire d'Etat au ministère du Pétrole a annoncé lundi la reprise de la production (à hauteur de un million de barils par jour).
Pressions de l'OPEP
En faisant ainsi pression sur les pays occidentaux importateurs, Bagdad espère que l'accord qui reste à négocier sera favorable au développement de son économie, essentiellement pétrolière. Pour calmer le jeu, la France a proposé d'interrompre les inspections sur le terrain et d'instaurer un contrôle continu des armements irakiens par le biais de satellites d'observation.
De son côté l'OPEP, l'Organisation des pays producteurs de pétrole, devrait décider du niveau de sa production pour les prochains mois à venir sans attendre la décision de l'ONU réglementant le marché irakien. Pour l'ensemble des pays producteurs, cette décision serait une façon de réaffirmer avec force leur indépendance vis-à-vis des Etats-Unis, adversaires historiques de l'Irak de Saddam Hussein.
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