© INTERNELa tournée protocolaire de Jacques Chirac s'est poursuivie normalement mardi matin par une visite amicale rendue à Boris Eltsine. Pour terminer son voyage, le président se rendra à Samara sur les bords de la Volga pour y admirer le centre spatial qui construit les fusées Soyouz. Durant ces trois jours, Chirac aura tenu à réaffirmer sa russophilie. Dans une longue interview donnée ce matin à la radio russe Echo, il a même avoué avoir gagné ses premiers sous à 16 ans en faisant du baby-sitting dans une famille russe à Paris.
Et si le président français est parfait dans le rôle du chef d'entreprise, il excelle tout autant dans la peau du diplomate vantant le sérieux de la candidature parisienne pour les JO de 2008. Lundi soir, profitant d'un dîner de gala organisé à Moscou, il s'est longtemps entretenu avec des membres du comité national olympique russe qui seront les principaux acteurs de la réunion organisée le 13 juillet à Moscou au cours de laquelle le CIO fera connaître son choix.
Mais en ce qui concerne les enjeux de politique intérieure, Jacques Chirac a choisi le silence radio. A la question de sa candidature aux élections présidentielles de 2002, il a répondu de façon laconique: "Je dirais ma décision le moment venu (…) Je n'évoque jamais les problèmes de politique intérieure quand je suis à l'étranger."
Les discours divergent en politique étrangère
Durant tout le voyage, derrière l'union affichée lors des repas de fêtes, les discours des deux présidents se chargent de notes discordantes. En matière de politique étrangère, tout ou presque les oppose. D'abord la comparution, mardi matin, de Slobodan Milosevic devant le Tribunal pénal international de La Haye que le président français a qualifié de "victoire du droit sur la violence" et que son homologue russe a rendu responsable de la "déstabilisation de la Yougoslavie et de son président."
Autre sujet de conflit : l'Irak et l'attente de la renégociation de l'arrangement international "pétrole contre nourriture" qui prend fin mardi soir. Jacques Chirac a demandé à Vladimir Poutine de ne pas diviser le Conseil de sécurité sur ce projet de révision des résolutions onusiennes à l'encontre de Bagdad.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




