"Désormais, Israël ripostera sur le champ"

Par A.G. , le 13 juillet 2001 à 08h41 , mis à jour le 13 juillet 2001 à 08h50

Ariel Sharon a quitté Rome vendredi soir, en laissant toujours le processus de paix dans l'impasse. En ces dernières vingt-quatre heures, un regain des violences en Israël a fait quatre nouvelles victimes.

ariel sharon © INTERNE

Réagissez sur le forum de tf1.fr

En riposte aux attaques palestiniennes qui ont coûté la vie à deux colons en vingt-quatre heures, l'armée israélienne a pénétré vendredi avant l'aube dans une zone sous contrôle palestinien à Hébron. Une explosion a détruit deux postes de sécurité et les bombardements sur la ville ont tué deux membres du Hamas et blessé 17 personnes.

Plus tôt dans la journée, un Palestinien a été tué par balle par l'armée israélienne aux abords de l'implantation d'Alai Sinaï dans le nord de la bande de Gaza alors qu'il s'apprêtait à lancer une grenade en direction d'une patrouille. Une charge explosive a été découverte sur les lieux de l'incident.

Le prix de la paix

Ariel Sharon avait prévenu: "Israël ripostera dorénavant sur le champ aux attaques palestiniennes", Il avait expliqué aux autorités italiennes qu'il était urgent "de faire comprendre (à l'adversaire) qu'il doit payer un prix pour ses attaques" . Il a précisé que la décision avait été prise d'abord au niveau du cabinet de sécurité et ensuite au niveau du gouvernement aux cours des derniers dix jours. M.Sharon a toutefois écarté une attaque à grande échelle contre les territoires autonomes palestiniens, du moins à ce stade.

Après Berlin et Paris, Rome. Lors de ses rencontres avec le président italien Carlo Azeglio Ciampi, le chef de la diplomatie Renato Ruggiero et le président du Conseil Silvio Berlusconi, M.Sharon a exigé l'"arrêt total des violences" par les Palestiniens. Ses interlocuteurs ont évoqué la possibilité d'un déploiement d'observateurs européens pour faire respecter le cessez le feu, mais M. Sharon a réaffirmé son opposition à cette idée. "Une telle présence ne pourrait que gêner notre action, car les observateurs ne pourraient faire de rapports sur des préparatifs terroristes -- par nature secrets -- et Israël se retrouverait sur le banc des accusés pour ses ripostes" a déclaré M. Sharon. Il s'est déclaré particulièrement satisfait de sa rencontre avec M. Berlusconi qu'il a qualifié "d'ami authentique d'Israël qui "manifestait sympathie et compréhension" pour les problèmes auxquels est confronté l'Etat hébreu.

Par A.G. le 13 juillet 2001 à 08:41
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Monde
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

      logAudience