© INTERNELe président Wahid a du se sentir bien seul cette nuit : lâché par l'armée et par la police, abandonné par son chef de cabinet et son ministre de la sécurité, le premier président élu démocratiquement en Indonésie a été déchu ce matin. Le parlement indonésien a ouvert cette nuit une session consacrée à sa destitution, qui vient d'être votée : la vice-présidente Megawati Soekarnoputri est déjà prête à prendre la relève. Arrivée dans les bâtiments du parlement peu avant l'ouverture de la session, elle a été accueillie par un tonnerre d'applaudissements.
Hier soir, Wahid avait tenté un baroud d'honneur en décrétant l'état d'urgence et en ordonnant par décret la suspension du parlement. Seulement, la police nationale, comme celle de Jakarta et l'armée, a refusé d'appliquer le décret. Le chef du parlement a déclaré qu'il ne faudrait pas plus de trois heures pour destituer le président.
Wahid est accusé de corruption et d'incompétence. Il s’est révélé incapable de lutter contre les violences séparatistes et intercommunautaires. Ainsi, stimulés par l'exemple du Timor oriental sur la voie de l'indépendance, les mouvements séparatistes ont repris de la vigueur et la violence a redoublé notamment à Aceh (nord de l'île de Sumatra), aux Célèbes, en Irian Jaya (Papouasie occidentale), à Kalimantan centre (partie indonésienne de Bornéo) et aux Moluques (est de l'Indonésie).
Retour MYTF1
Chargement en cours...




