Suspense olympique pour Paris

Par A.G. , le 13 juillet 2001 à 16h00 , mis à jour le 12 juillet 2001 à 16h37

Paris sera-t-elle la ville organisatrice des Jeux olympiques 2008 ? Réponse en direct et en vidéo sur tf1.fr à partir de 15h30. Ce matin, forte de la présence de Jospin, Zidane et Delanoé, la délégation française a eu une heure pour convaincre le CIO.

zidane jospin 2008 © INTERNE

15 h 30 : suivez en direct l'annonce du résultat

 
Revivez le grand oral de la délégation française

  Pour beaucoup, cette journée risque de paraître longue, très longue. Naviguant entre inquiétude, espoir et impatience, les délégations des cinq pays encore en lice pour l'organisation des Jeux olympiques de 2008 ont du faire preuve de persuasion aujourd'hui, jour du dernier grand oral. A 7h30, heure française, Osaka a été la première ville à plancher, une ultime fois, devant les membres du Comité international olympique. Sa grande concurrente, Paris a suivi à 8h45. 

L'audition de la délégation française


Zidane porte-parole de prestige-
Si Pékin part favori dans cette course, la question du respect des droits de l'homme pourrait bien faire basculer les votes. Et la France et Toronto sont les deux autres favoris de la compétition. Tenant compte de cette éventualité, la délégation française n'a pas ménagé ses efforts au cours de son audition ce matin. Le Premier ministre français Lionel Jospin a promis de faire de ces Jeux une "fête internationale du sport, ouverte et généreuse". Il a insisté sur les garanties budgétaires apportées par l'Etat et promis "une organisation sans faille". En tant que "société respectueuse de la liberté et de la dignité de tous", la France "veut faire rayonner les valeurs universelles de l'olympisme", a-t-il ajouté. En réponse à une question insistante du juge Keba Mbaye (Sénégal) sur les contrôles antidopage, Lionel Jospin a affirmé que la France souhaitait que l'entière maîtrise en revienne à l'Agence mondiale antidopage (AMA). "Sinon, une convention serait signée avec le CIO, dans le respect du code antidopage du mouvement olympique", a-t-il déclaré.

Avant le Premier ministre, le premier des sportifs français, Zinedine Zidane, avait ouvert l'argumentaire en soulignant le caractère "multicouleur, multiculturelle, multipassionnelle" de la nation française. La nageuse Béatrice Hess (18 médailles d'or aux jeux paralympiques) a souhaité que Paris puisse "transformer les Jeux en une formidable fête" L'athlète sénégalaise Tacko Diouf, championne d'Afrique du 100 m et du 400 m haies, a témoigné de la solidarité française avec les pays en voie de développement

Le maire Paris Bertrand Delanoë s'est engagé à ce que la capitale se montre "à la hauteur des exigences du CIO". Dressant un parallèle entre la devise de la République française, "Liberté, Egalité, Fraternité" et les valeurs olympiques, il a rappelé que la France était le berceau des droits de l'Homme. Au-delà, il a promis "des Jeux de la beauté et de l'harmonie" Il a souligné la "garantie d'une unité de lieu" pour le déroulement des épreuves, 27 des 28 sports étant prévus pour se dérouler au coeur de la ville. Il a enfin indiqué que l'Hôtel de Ville serait mis à la disposition du CIO pendant la durée des Jeux. Claude Bébéar, le président du comité de candidature, a insisté sur la situation géographique de Paris dont le fuseau horaire "permettra à 75% de la population mondiale de suivre en direct les Jeux à la TV. Enfin, Guy Drut et Jean-Claude Killy, deux anciens champions olympiques français aujourd'hui membres du CIO, ont tenté de convaincre leurs collègues que choisir Paris était la "garantie d'avoir des Jeux pensés par les sportifs pour les sportifs".

A 15 heures, le président de la Commission d'évaluation, le Néerlandais Hein Verbruggen rendra son rapport au comité. La fin du suspense est prévue pour 16 heures, heure française. A cet instant précis, les membres de l'organisation passeront au vote puis annonceront, par la voix de leur président Juan Antonio Samaranch, qui remportera le droit d'organiser les JO de 2008.

Election : mode d'emploi

Dans un premier temps, dix villes avaient été admises en phase de sélection mais Bangkok, Kuala Lumpur, La Havane, Le Caire et Séville (Espagne) n'ont pas été retenues par la commission exécutive du CIO. Au moment du vote ne resteront plus que Paris, Pékin, Osaka, Istanbul et Toronto. Le scrutin sera supervisé par le juge sénégalais Keba Mbaye, président de la commission d'éthique du CIO, avec l'aide de deux scrutateurs. La ville élue sera celle qui obtiendra la majorité absolue des suffrages exprimés (les abstentions et bulletins blancs ou nuls ne sont pas pris en compte). Si aucune des villes candidates n'obtient la majorité au 1er tour, celle ayant recueilli le moins de voix est éliminée et les compteurs sont remis à zéro pour le ou les tour(s) suivant(s). Le CIO ne communiquera pas le détail des voix à la fin de chaque tour mais quand les opérations seront terminées. Le collège électoral sera composé des 118 membres du CIO attendus à Moscou (sur les 122). Chacun dispose d'une voix par tour de scrutin mais tout ressortissant du pays de l'une des villes candidates doit s'abstenir tant que celle-ci reste en course Il y aura donc 104 votants.

Par A.G. le 13 juillet 2001 à 16:00
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